«Bécassine» de Bruno Podalydès, en salles mercredi 

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«Dans mon film, Bécassine n’est pas du tout négative», se défend-il. Avec «Bécassine!», le réalisateur Bruno Podalydès s’attaque, au grand dam de certains Bretons, à la jeune servante au grand coeur, dans lequel il voit une «Mary Poppins à la française». En salles mercredi, «Bécassine!» s’inspire des albums de Jacqueline Rivière et Joseph Pinchon, qui ont créé pour la première fois ce personnage de jeune bretonne étourdie dans la revue «La Semaine de Suzette» en 1905. Suivront une trentaine d’albums. «Une productrice, Clémentine Dabadie, qui rêvait de voir Bécassine portée à l’écran, m’a proposé un scénario écrit par d’autres personnes, mais qui ne correspondait pas à l’image que j’avais», raconte Bruno Podalydès dans un entretien. «J’avais envie d’une image positive. L’histoire de la sottise ne m’intéressait pas beaucoup. Ce n’est pas là-dessus que je suis parti. Du coup, j’ai écrit un scénario original», ajoute-t-il. Dans son film, qu’il dit avoir voulu «familial et transgénérationnel», le réalisateur du «Mystère de la chambre jaune» raconte l’histoire de Bécassine, née dans une ferme bretonne, dont la naïveté est restée intacte à l’âge adulte. Alors qu’elle rêve de partir à Paris, elle va croiser sur son chemin la petite Loulotte, bébé adopté par la marquise de Grand-Air (Karin Viard). Elle devient sa nourrice, tandis que les difficultés financières s’accumulent pour la marquise, conseillée par son homme d’affaires Proey-Minans (Denis Podalydès) et un marionnettiste grec peu fiable (Bruno Podalydès).