E. CASTEL (Auteurs Associés) : «Section de Recherches (TF1) parvient à se réinventer après 13 saisons»

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Démarrage ce jeudi 7 mars en Prime sur TF1 de la nouvelle saison de la série «Section de Recherches» (14X52’) avec un double épisode d’ouverture en Nouvelle Calédonie. L’occasion de rencontrer Élise CASTEL, Productrice Artistique chez Auteurs Associés, la société de production en charge de la fiction.

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«Section de Recherches» entame sa 13ème saison dès ce soir sur TF1. Comment réinventez-vous la série ?

Élise CASTEL

En modernisant les histoires que l’on raconte. A cet égard, nous travaillons davantage la trajectoire de nos personnages : victime, meurtrier et héros. Ensuite, nous introduisons des comédiens «guests» dans la série pour apporter un peu de fraicheur. Quand on produit des épisodes de polars bouclés, il est toujours assez difficile de trouver un équilibre narratif entre la partie enquête et celle rattachée à la vie privée des personnages. Le public vient nous consommer essentiellement pour les enquêtes. Pour autant, nous introduisons de plus en plus de vie privée dans la narration afin de donner une résonance particulière à nos personnages récurrents. Notre chance est d’avoir une base fidèle de téléspectateurs. Après, rien n’est jamais acquis.

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C’est pourquoi vous marquez les esprits à travers un double épisode d’ouverture en Nouvelle Calédonie ?

Élise CASTEL

Absolument ! C’est une façon de créer un rendez-vous sur une série très installée. «Section de Recherches» a déjà posé ses valises à la Réunion. Je trouvais donc intéressant d’aller tourner sur un autre territoire, très peu filmé : la Nouvelle Calédonie. Par ailleurs, cela faisait plusieurs saisons que nous voulions faire revenir la comédienne Manon Azem pour un épisode un peu fort. C’est chose faite.

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Produire 14 épisodes de 52’ par saison requiert un processus industriel. Comment évolue-t-il ?

Élise CASTEL

Quand nous débutons le tournage du premier épisode de la saison, la production s’engage ensuite dans un rouleau compresseur. Rien n’arrête «Section de Recherches». On a très peu de marge de manœuvre pour décaler un tournage. Plusieurs équipes travaillent en parallèle. Une première pour le tournage, une deuxième pour préparer les épisodes suivants et une troisième pour assurer le montage. Nous sommes habituellement sur 6 épisodes en même temps, en plus de tous ceux en écriture. Il s’agit d’un rythme industriel indéniable.

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Travaillez-vous toujours en atelier d’écriture ?

Élise CASTEL

Non, ce n’est plus le cas. Il s’agissait d’un système auquel notre directeur de collection, Laurent Vivier, n’était pas habitué. Pour ce faire, un ou deux auteurs viennent généralement nous proposer l’histoire qu’ils ont envie de raconter. Ces derniers suivent leur texte, au moins jusqu’à la V1 dialoguée. Par la suite, soit nous avons le temps d’écrire une V2, soit Laurent reprend les textes assez tôt. Cela signifie que le directeur de collection prend à bras le corps 14 histoires.

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Comment la série se vend-t-elle à l’international ? 

Élise CASTEL

«Section de Recherches» s’exporte très bien. Mediawan Rights s’occupe de la distribution depuis qu’Auteurs Associés a été racheté par le groupe. Nous venons de terminer le 155ème épisode. C’est à la fois très attractif et très rare d’avoir autant d’heures de programme pour une série toujours en production. C’est un volume imposant.