F. DUHAYOT (Studio 89) : «On travaille sur 4 Access différents autour de 4 thématiques distinctes»

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Après un lancement timide mardi dernier, «Le sens de l’effort» est de retour ce soir sur M6… 

Florence DUHAYOT

Quand nous créons des formats, nous nous inscrivons dans l’air du temps. Typiquement, «Le sens de l’effort» n’est pas un programme dérivé de «Garde-à-vous» (dont la saison 1 a été lancée en 2016, ndlr). Ces derniers mois, il y a eu de nombreux reportages sur le service militaire civil, de grands débats nationaux sur le décrochage scolaire, portés à l’époque par Christophe Castaner qui était alors porte-parole du gouvernement. Nous nous sommes dits qu’il y avait sûrement quelque chose à faire dans la mesure où 3 millions de jeunes sortent du système scolaire. Le service militaire universel va d’ailleurs être testé par des décrocheurs. Notre créativité chez Studio 89 s’inspire de la réalité.

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Comment avez-vous mécanisé le format ?

Florence DUHAYOT

Ce n’est pas mécanisé ! Il s’agit d’une expérience qui pose la question suivante : et si les services militaires pouvaient sortir les jeunes du décrochage scolaire ? Il n’y a pas de mécanique, mais une méthode mise au point par Marius. Fort de sa réflexion, nous avons construit les émissions. A la fin de chaque épisode, on demande aux jeunes s’ils veulent continuer l’aventure. C’est la seule chose de «mécanisée» dans ce programme.

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Pourquoi ne pas avoir simplement relancé «Garde-à-vous» en saison 2 ?

Florence DUHAYOT

«Garde-à-vous» était une expérience unique. Comment la jeune génération allait-elle réagir au cadre très strict du service militaire en le revivant ? Nous avons eu la réponse à la question, pas besoin de réitérer l’expérience. 

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Tous les gros formats de M6 sont constitués d’experts (Philippe Etchebest pour la cuisine, Stéphane Plaza pour l’immobilier, Cristina Cordula pour le relooking, …). Est-ce à partir de «personnages» que vous créez des programmes ?

Florence DUHAYOT

En réalité, nous faisons le contraire. On part d’une histoire ou d’une expérience. Ensuite, on se demande quelle est la personne la plus appropriée pour la porter. Nous recherchons la légitimité et la crédibilité.

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«Top Chef» est de retour de manière solide en saison 10. Une explication ?

Florence DUHAYOT

Il s’agit du meilleur démarrage depuis quelques années sur les cibles commerciales. Généralement, le lancement d’une nouvelle saison est toujours bon. Après, il est toujours plus complexe de se maintenir d’une semaine à l’autre. Cette année, nous sommes très stables. Il faut dire que le format fête ses 10 ans, que tous les grands chefs ont fait le déplacement et que Jean-François Piège est descendu dans l’arène avec sa brigade. C’est un format solide.

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Quel travail effectuez-vous sur les formats historiques ?

Florence DUHAYOT

On s’impose une vraie rigueur. L’enjeu est de ne pas rester sur nos acquis. Chaque année, on se demande quelle est l’histoire que l’on va raconter. On ne refait jamais la même chose pour relancer l’appétence des publics. Sur «Mariés au premier regard» par exemple, on joue moins sur la surprise de se marier, on focalise sur la question de l’engagement.

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Quels sont vos projets ?

Florence DUHAYOT

On travaille sur quatre Access différents autour de quatre thématiques distinctes. Nous venons aussi de tourner une émission de Prime avec Cristina Cordula autour d’une thématique que nous n’avons jamais vue à la télévision, le rajeunissement. C’est une émission totalement différente d’«Incroyable Transformation» que nous préparons aussi.