Mathieu Gallet ne touchera pas d’indemnités après sa révocation

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Le PDG déchu de Radio France Mathieu Gallet ne pourra pas toucher d’indemnités après sa révocation par le CSA : le Conseil d’État a validé vendredi son éviction par le gendarme de l’audiovisuel, décidée à la suite de sa condamnation pour favoritisme lorsqu’il dirigeait l’Ina. Le 15 janvier, M. Gallet avait été condamné à un an de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende par le tribunal de grande instance de Créteil, pour avoir favorisé deux sociétés de conseil lorsqu’il présidait l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) entre 2010 et 2014. Après cette condamnation le 15 janvier, M. Gallet avait fait appel et refusé de démissionner de Radio France. Mais la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, avait jugé «inacceptable» son maintien et appelé l’intéressé et le CSA à «tirer les conséquences» du jugement. Dans la foulée, le CSA avait décidé le 31 janvier de le démettre de ses fonctions, une grande première dans l’histoire du régulateur de l’audiovisuel. Et en avril, le Conseil supérieur de l’audiovisuel l’avait remplacé à la tête de Radio France par Sibyle Veil. Mais M. Gallet avait contesté sa révocation et saisi le Conseil d’État, qui a examiné l’affaire la semaine dernière. Les avocats du dirigeant déchu ont accusé le régulateur d’avoir cédé à une pression de l’État. De son côté, le CSA avait assuré n’avoir tenu compte que de l’»intérêt général» et du «bon fonctionnement» de Radio France, lequel nécessitait le maintien de relations «denses, confiantes et permanentes» entre son PDG et l’État.Le Conseil d’État, plus haute cour administrative du pays, a suivi les conclusions de son rapporteur public, en donnant raison au CSA sur tous les points soulevés.