S. GOURMELEN (Le Parisien-Aujourd’hui en France) : «Nos efforts portent aujourd’hui sur les abonnements print et numérique»

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Sophie GOURMELEN, Directrice Générale du «Parisien-Aujourd’hui en France»

Le «Parisien Dimanche» ne souhaite plus être le 7ème numéro de la semaine et aspire à un mode de lecture proche de celui d’un hebdomadaire. La refonte de l’édition dominicale est effective à partir du dimanche 8 avril. Entretien avec Sophie GOURMELEN, Directrice Générale du «Parisien-Aujourd’hui en France».

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Comment s’inscrit le lancement du nouveau «Parisien Dimanche» ?

Sophie GOURMELEN

Depuis deux ans, nous avons repensé l’ensemble de l’offre éditoriale du «Parisien-Aujourd’hui en France». La nouvelle formule du quotidien a été revue en septembre 2016. Nous avons ensuite assuré la refonte de «La Parisienne», de l’application mobile ainsi que du «Parisien Week-End» en octobre 2017. Quant au «Parisien Dimanche», sa nouvelle version (disponible dès le 8 avril) s’inscrit dans la continuité de la stratégie globale du groupe. Notre lectorat est en quête de nouveaux modes de lecture le dimanche avec des formats plus longs, des décryptages, des enquêtes ainsi que des tribunes de personnalités. Nous nous devions de repenser la formule dominicale pour en faire un journal encore plus adapté à nos lecteurs. La nouvelle offre fait partie d’un plan de refonte global (de 10 M€ initié en 2016, ndlr).

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La logique du «Parisien» est-elle de s’attaquer au «JDD» sur le marché des dominicaux ?

Sophie GOURMELEN

Chaque dimanche, nous avons un concurrent, le «JDD» qui ne sort qu’une fois par semaine. Pour renforcer notre proposition éditoriale, le contenu de notre journal évolue depuis six mois vers davantage de sujets politiques. En parallèle, la tendance des ventes s’est avérée bien meilleure sur le «Parisien Dimanche». La nouvelle formule vient donc réaffirmer nos efforts.

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Vos multiples refontes portent-elles leur fruit ?

Sophie GOURMELEN

Depuis le lancement de la nouvelle formule du «Parisien-Aujourd’hui en France» en septembre 2016 avec le renforcement de l’information locale – qui est la première raison d’achat du journal – les abonnements ont progressé de 5%. En revanche, c’est un peu plus compliqué sur la vente au numéro. Nous sommes liés non seulement à un marché en baisse, à des points de vente qui ferment ainsi qu’à une attitude d’achat qui se porte de plus en plus vers le digital. Nous contrebalançons cette baisse par le déploiement de l’abonnement.

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Premier quotidien national avec 324.000 exemplaires payés, le «Parisien-Aujourd’hui en France» parvient-il à stabiliser malgré tout sa consommation?

Sophie GOURMELEN

L’ensemble de nos innovations, changements éditoriaux et stratégiques porte ses fruits. Sur la diffusion payée du «Parisien» en 2017, nous allons terminer à -2%. Nous étions sur des tendances deux fois moins bonnes les années précédentes.

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Quelle est votre priorité ? Axer sur les abonnements numériques payants ?

Sophie GOURMELEN

Pas uniquement ! Nos efforts se positionnent à la fois sur les abonnements print et numériques. De plus, on ne lâche pas la vente au numéro qui représente la moitié de nos ventes.

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Poursuivez-vous la transformation digitale et la diversification hors-média de la marque ?

Sophie GOURMELEN

Bien entendu. Sur la transformation numérique, la démarche a été entamée il y a plus d’un an. Il fallait que nous passions par plusieurs étapes. La première a été de renégocier fin 2017 des accords bi-média au sein de la rédaction du «Parisien» afin qu’elle puisse écrire en première intention pour le numérique. Cela va nous permettre d’avoir une offre éditoriale sur le numérique aussi riche et complète que celle du print. Le deuxième prérequis a été d’investir dans un nouveau CMS, «Arc Publishing», qui nous permet d’avoir un site beaucoup plus performant en termes de chargement de pages et de circulation des contenus.