«Tout en haut du monde», un récit d’aventures épique au style épuré

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Mon défi fou cinéma

Le film d’animation «Tout en haut du monde», première réalisation de Rémi Chayé, en salles mercredi, est un récit d’aventures épique au style épuré, qui suit une jeune fille à la recherche de son grand-père perdu sur la banquise. Dans une Russie recouverte par la neige et la mainmise du Tsar en 1882, Sacha est une intrépide adolescente aristocrate de 15 ans – à laquelle l’actrice Christa Théret prête sa voix – aux yeux verts et à la chevelure d’or, fascinée par les exploits de son grand-père, le célèbre Oloukine. Mais l’explorateur n’a plus donné signe de vie depuis le lancement de sa dernière expédition vers le Grand Nord. Persuadée que les vaines investigations menées jusqu’ici sont liées à une erreur d’orientation, l’adolescente s’échappe du domicile familial pour se lancer, cartes sous le bras, sur la trace de son modèle. Elle est tour à tour aidée dans son périlleux périple vers la banquise par Olga, une tenancière de taverne, et l’équipage du ténébreux capitaine Lund, mystérieux et inattendu allié. Réalisé avec un tout petit budget de six millions d’euros et sans sous-traitance, «Tout en haut du monde» est un récit d’aventures au souffle épique. Le film a été réalisé en 2D numérique à partir d’un logiciel «flash», qui joue sur une opposition de grands aplats sans textures mais nourris de dégradés de couleurs, et une composition de mouvements épurée. «J’ai employé une méthode graphique, peu coûteuse et avec très peu de dessins, mais tous sont très précis. Les mouvements sont inspirés des animations japonaises, aux antipodes des productions américaines», a expliqué Rémi Chayé lors du dernier Festival du film d’animation d’Annecy, où «Tout en haut du monde» a reçu le prix du public.