Une «boîte à outils» numériques pour les administrations

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Les administrations publiques françaises et étrangères vont pouvoir puiser dans une «boîte à outils» d’applications numériques visant à favoriser la participation des citoyens à la vie publique, outil dévoilé lors du sommet du Gouvernement ouvert à Paris. L’idée part d’une «volonté d’ancrer ce partenariat dans du concret», explique jeudi Laure Lucchesi, directrice d’Etalab, mission rattachée aux services du Premier ministre et chargée de coordonner l’ouverture des données publiques. Une «toolbox» a donc été créée pour référencer et rendre disponibles les outils déjà utilisés par les administrations françaises mais aussi de l’étranger, a précisé la responsable à l’occasion du sommet du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO), qui se tient jusqu’à vendredi à Paris. Presque 1.200 logiciels ont été référencés, un chiffre provisoire car les créateurs de logiciels pourront continuer de référencer leurs outils dans la plateforme après le sommet. On y trouve par exemple l’outil Lutece des gestions du budget participatif de la ville de Paris, mis à disposition d’autres villes, ou le logiciel de participation citoyenne Consul lancé à Madrid après la victoire aux élections du parti Podemos et réutilisé par plusieurs villes espagnoles. Ces outils numériques ont été créés dans l’esprit du logiciel libre, ce qui permet qu’ils soient réutilisés par une administration autre que celle pour laquelle il a été élaboré.