Hier soir à L’Olympia, CANAL+ a présenté son grand show The Original+, une célébration de son identité créative et plurielle. Jean-Marc Juramie, Directeur général adjoint en charge du Cinéma, des Séries, des Documentaires, du Divertissement et de la Jeunesse, détaille les ambitions de cet événement, véritable manifeste d’un groupe désormais mondial, ancré dans la liberté et la création.
MEDIA +
Hier soir, The Original+ a réuni des talents du cinéma, des séries, du sport et du divertissement. Quelle vision stratégique porte cet événement ?
JEAN-MARC JURAMIE
The Original+ incarne une nouvelle étape pour CANAL+. 2026 marque une année de transformation : celle d’un groupe désormais mondial, avec une identité forte en France. L’idée est de créer un événement qui illustre ce que nous sommes aujourd’hui : une marque de création, de passion et de liberté. Ce «+» symbolise notre différence : nous ne collons pas simplement des contenus entre eux, nous mettons en avant la relation de confiance que nous avons avec les talents. Nous accompagnons les créateurs, sans les diriger. Même lorsqu’il s’agit d’une saison 2, nous encourageons la réinvention plutôt que la répétition. Les créateurs viennent chez CANAL+ parce qu’ils ont la liberté d’expérimenter, d’exister et d’évoluer.
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Vous parlez souvent «d’exception multiculturelle». Qu’entendez-vous par là ?
JEAN-MARC JURAMIE
Nous défendons une «exception multiculturelle». Nous sommes très ancrés localement dans chaque territoire où nous opérons (près de 70 pays en Europe, Afrique et Asie) tout en développant des projets à vocation internationale. Certaines œuvres sont profondément locales, d’autres voyagent partout. Et c’est cette diversité qui fait notre richesse : nous assumons pleinement de faire du local quand il le faut, et du global quand c’est pertinent.
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Côté créations originales, quelles nouveautés dévoilez-vous ?
JEAN-MARC JURAMIE
Florence Foresti est venue confirmer la saison 2 de la série «Désordres», «Baron Noir» revient pour une saison 4, et nous lançons «Prisoner» avec Tahar Rahim, une série en association avec Sky à portée internationale. «Empathie» revient également pour une deuxième saison, nous lançons un nouvel opus de la série d’action «Has Fallen» («Apollo Has Fallen») qui s’exporte sur de nombreux territoires, «Un Prophète» arrive enfin, et «B.R.I» saison 2 ouvrira l’année. C’est un line-up ambitieux, cohérent et fidèle à notre promesse de liberté de ton.
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Et du côté du cinéma ?
JEAN-MARC JURAMIE
CANAL+ reste le premier partenaire du cinéma français, et le seul acteur à proposer les films six mois après leur sortie en salle. Notre offre 2026 s’annonce exceptionnelle avec «Mission: Impossible, The Final Reckoning», «Superman», «Jurassic World» : Renaissance, «Ballerina» ou encore «F1». Nous aurons aussi la grande soirée des César, une prise de parole forte sur notre amour du cinéma. Côté investissement, notre engagement s’établit à 480M€ au minimum sur les 3 ans de notre accord avec le cinéma français, soit plus que toutes les plateformes réunies, sans oublier notre entrée au capital d’UGC, preuve que nous croyons dans les salles.
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Le sport demeure un pilier fort de votre offre.
JEAN-MARC JURAMIE
Nous avons sécurisé les plus grands droits sur le long terme, pour certains jusqu’en 2032: UEFA Champions League, Europa League, Premier League, Formule 1, MotoGP, Top 14… C’est une offre incomparable, stable, et c’est rare. Nos abonnés savent qu’ils peuvent s’engager en toute confiance, avec la meilleure offre du marché.
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Vous semblez aussi miser davantage sur le documentaire et le divertissement…
JEAN-MARC JURAMIE
Oui, les deux axes se développent beaucoup. Nous annonçons un documentaire sur Manu Payet, un autre consacré à Michel Platini, et plusieurs séries «pop-crime» comme «L’Arnaqueur de Paris», «Fake You» ou «Braquos, Chefs d’œuvres & Yakuzas». Côté impact, nous lançons «Résilients, ne pas devenir nos pères», consacré aux enfants victimes de féminicides. En divertissement, nous adaptons enfin «Saturday Night Live», un format événementiel que nous proposerons plusieurs fois en 2026. Nous diffusons également les spectacles d’Artus et de Paul Mirabel, «Les Duos Impossibles 11» de Jérémy Ferrari, et «La Grande Classe», la nouvelle émission de Mouloud Achour, avec Pierre Niney pour le premier numéro. Nous fêtons aussi les 20 ans du «Jamel Comedy Club», un symbole de détection des jeunes talents, et réaffirmons notre soutien au court-métrage, là où naissent les grands réalisateurs de demain.
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2026 s’annonce comme une année charnière. Gardez-vous le même volume de production ?
JEAN-MARC JURAMIE
Oui, nous restons sur un volume constant : entre 8 et 10 séries originales par an, mais avec plus de diversité dans les genres et les formats. Le divertissement et le documentaire prennent plus de place, tout en conservant la même exigence. StudioCanal a présenté un line-up cinéma très fort : «Gourou» avec Pierre Niney, «Changer l’eau des fleurs» porté par Leïla Bekhti et réalisé par Jean-Pierre Jeunet, «Les Misérables» et le biopic sur Joséphine Baker signé Maïmouna Doucouré. Sans oublier «Les 12 travaux d’Astérix» écrit et réalisé par Jonathan Cohen. Le rapprochement avec MultiChoice propulse notre groupe au rang d’acteur incontournable de l’industrie créative en Afrique et en Europe.
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L’APP CANAL+ influence-t-elle vos choix éditoriaux ?
JEAN-MARC JURAMIE
Non, pas directement. Nous regardons les usages et les tendances, mais nos choix reposent avant tout sur la qualité et la pertinence des projets. Ce qui change, c’est la façon de les valoriser. Aujourd’hui, l’important n’est plus de savoir si un programme est consommé en linéaire ou sur l’application, mais qu’il rencontre son public. L’app CANAL+ est la meilleure du marché, et elle nous permet d’offrir aux abonnés une expérience fluide et un accès unique à l’ensemble de nos univers.

































