«Pat’ Patrouille»: après plus de 15 milliards de dollars de revenus, la franchise confirme son succès au cinéma avec «Mission Dino»

«Pat’ Patrouille»: après plus de 15 milliards de dollars de revenus, la franchise confirme son succès au cinéma avec «Mission Dino»

Après deux films plébiscités par le public, «Pat’ Patrouille» revenait au cinéma d»but août en France: une transition réussie du petit vers le grand écran rare pour un programme dédié aux tout-petits. Dans ce troisième opus baptisé «Mission Dino», les célèbres chiots débarquent sur une île peuplée de dinosaures, où ils enchaînent des missions de sauvetage plus spectaculaires qu’à l’accoutumée. Ils y rencontrent Rex, présenté avant tout comme un courageux chiot plutôt qu’à travers son handicap.

Depuis ses débuts en 2013, «Pat’ Patrouille» s’est imposé comme un phénomène dans le monde entier et a généré plus de 15 milliards de dollars de revenus avec ses produits dérivés. Créé par le Britannique Keith Chapman – également à l’origine de «Bob le bricoleur» – sur une idée de l’entreprise de jouets canadienne Spin Master, c’est aujourd’hui l’un des dessins animés les plus regardés par les 2 à 6 ans. Diffusée dans plus de 180 pays et en 35 langues, elle est dans le top 3 des séries jeunesses les plus demandées. En octobre, un 73e volume des aventures de la Pat’ Patrouille doit sortir en DVD, soulignant l’ampleur et la longévité du phénomène. «C’est très rare une série de ce type (pour les moins de 6 ans) qui transforme l’essai au cinéma», explique Gersende Bollut, auteur de plusieurs ouvrages sur le cinéma d’animation. Avec deux films aux budgets bien inférieurs à ceux des gros studios américains (autour de 30 millions de dollars), «Pat’ Patrouille» a réussi à générer 144 puis 205 millions de dollars de recettes au box-office mondial. Le dernier film a fait 2,4 millions d’entrées en France. Ce succès est également important pour le studio français Mikros Animation, dont l’antenne basée à Montréal réalise les films, à l’esthétique beaucoup plus développée que la série télévisée. «C’est souvent le premier long-métrage que le public cible découvre au cinéma et, pour les parents, c’est réconfortant, car ils savent où ils mettent les pieds», avance Gersende Bollut pour expliquer ce succès.

«On est sur un rythme un peu moins frénétique que sur un Dreamworks ou un Disney, donc c’est calibré pour le public en question. Après, pour les parents, c’est assez limité en termes de clin d’oeil ou de second degré», décrypte-t-il. Comme les précédents volets, le récit de «Mission Dino» s’articule autour du parcours personnel d’un des héros. A travers Marcus, le pompier maladroit, le film met en avant la confiance en soi et la persévérance, tout en conservant les valeurs d’entraide et d’amitié qui constituent l’ADN de la série. La recette de «Pat’ Patrouille» est simple: un jeune garçon nommé Ryder, accompagné de ses six chiots à l’identité bien marquée (policier, pompier, sauvetage en mer…), vient en aide à des personnages en danger. Les intrigues binaires et le graphisme simple séduisent aussitôt un public très large.

«A l’origine, l’idée (de Spin Master) était d’avoir des chiens abandonnés recueillis par un jeune garçon et entrainés pour sauver des gens avec leurs véhicules d’urgence», racontait en 2024 dans un podcast Keith Chapman. L’objectif de Spin Master était de décliner en jouets cette idée de véhicules d’urgence. Désormais, la licence est exploitée par plus de 1.000 entreprises.

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