«Tomb Raider» : Lara Croft revient pour les 30 ans de la saga

«Tomb Raider» : Lara Croft revient pour les 30 ans de la saga

Pour son trentième anniversaire, «Tomb Raider» revient dans une nouvelle version adaptée aux consoles modernes et qui remet au goût du jour le personnage de Lara Croft. S’attaquer à la toute 1ère aventure de l’héroïne la plus connue du jeu vidéo représente «une énorme responsabilité», reconnaît Raul Siqueira, directeur de «Tomb Raider: Legacy of Atlantis», au salon du jeu vidéo Gamescom, à Cologne, en Allemagne. L’arrivée de ce remake est prévue le 12 février sur PC, PS5, Xbox Series et Switch 2. Dans une salle à l’accès contrôlé, journalistes et influenceurs ont pu assister à une séquence de jeu inédite d’une vingtaine de minutes, où Lara Croft explore un tombeau abandonné en Grèce, affronte des panthères avec ses pistolets et évite des épées géantes tombant du plafond. Les graphismes sont particulièrement réalistes et détaillés. L’héroïne, toujours vêtue d’un haut bleu et d’un short marron, enchaîne avec aisance acrobaties et remarques narquoises. «Lara est un personnage très complexe, riche en nuances», explique Raul Siqueira, «donc oui, nous avons adapté et modifié certaines répliques, mais nous ne sommes pas allés jusqu’à changer l’histoire». Sorti en novembre 1996, le 1er «Tomb Raider» a impressionné une génération de joueurs avec ses graphismes 3D avancés pour l’époque et son intrépide héroïne, devenue une ambassadrice du média tout entier. La saga s’est depuis écoulée à plus de 100 millions d’exemplaires. «Le 1er «Tomb Raider» m’a beaucoup marqué car c’était la 1ère fois que j’incarnais un personnage féminin», se souvient le développeur de 36 ans. Si Lara Croft a ouvert la voie à de nombreuses héroïnes de jeux vidéo et encouragé des jeunes femmes du monde entier à se saisir d’une manette, le personnage a aussi été utilisé à ses débuts dans des publicités jouant de sa plastique. En 2026, «Lara reste d’actualité», affirme Arek Tomaszewski, directeur artistique du jeu. En recréant son histoire, l’équipe a essayé «d’en faire une femme forte et pas un objet de désir sexuel», poursuit-il. Huit ans après la sortie du dernier épisode en date, «Shadow of the Tomb Raider» (2018), et avant un tout nouvel opus prévu pour 2028, «Tomb Raider: Legacy of Atlantis» s’est donné comme objectif de revisiter l’aventure originale «au travers d’un prisme moderne», insiste Raul Siqueira. Edité par la branche jeu vidéo du géant américain Amazon, le jeu a été développé conjointement par Crystal Dynamics et le studio polonais Flying Wild Hog, tous deux détenus par le groupe suédois Embracer. Un travail de plus de trois ans, qui a nécessité de réécrire le script et les dialogues du personnage, désormais doublé par l’actrice britannique Alix Wilton Regan. Pour ses créateurs, cette nouvelle mouture doit permettre à un nouveau public de découvrir un titre qui a subi le poids des ans. «C’est très difficile d’y rejouer aujourd’hui, que ce soit au niveau des graphismes» ou des contrôles du personnage, constate Arek Tomaszewski. Le 1er «Tomb Raider» a déjà connu plusieurs refontes: un remake en 2007 avec des graphismes améliorés et des contrôles repensés, un reboot en 2013, qui réécrit l’histoire des origines de Lara Croft, et un remaster en 2024, qui se contente de reprendre le jeu original et d’en affiner les pixels. Créée par la société britannique Core Design, la saga a perdu de sa superbe après plusieurs épisodes à la qualité déclinante, avant d’être confiée au milieu des années 2000 au studio californien Crystal Dynamics par son éditeur Eidos. Elle a été redémarrée de zéro en 2013, après le rachat d’Eidos par Square Enix, avec une nouvelle trilogie narrant les aventures d’une Lara Croft plus jeune et inexpérimentée. Mais «il s’agit bien de la même Lara», souligne Raul Siqueira, répondant à une interrogation récurrente des joueurs. «Cette trilogie marque le début de sa carrière», tandis que ce remake «la présente bien plus âgée, et au sommet de son art».

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