Christophe SOMMET (Groupe TF1) : «Une trajectoire de décarbonation ambitieuse de -30% d’émissions d’ici 2030 vs 2021»

Christophe SOMMET (Groupe TF1) : «Une trajectoire de décarbonation ambitieuse de -30% d’émissions d’ici 2030 vs 2021»
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En mars 2026, Christophe Sommet a été nommé Directeur RSE du Groupe TF1, avec notamment l’objectif ambitieux de réduction de 30% des émissions de CO2 d’ici 2030 (vs 2021). Pour media+, Christophe SOMMET revient sur son engagement de plus de 20 ans et sa feuille de route.

Vous avez été nommé Directeur RSE du Groupe TF1. En quoi la RSE est-elle importante à vos yeux ? 

La RSE, c’est un acronyme un peu barbare pour parler de la responsabilité environnementale et sociétale des entreprises. Pour moi c’est un sujet passionnant, qui me tient profondément à cœur. Mes engagements personnels et professionnels ne datent pas d’hier. Ça fait plus de 20 ans que je suis dans le groupe TF1 et que j’accompagne le développement d’Ushuaïa TV, la seule chaîne dédiée à la protection de la planète, ou encore d’Histoire TV, qui propose des documentaires fort engagés sur l’égalité, les droits des femmes ou les questions LGBT+. Prendre ces fonctions RSE n’est donc pas une révolution pour moi, c’est plutôt l’élargissement naturel d’un champ d’action que je mène au quotidien depuis des années, au sein d’une entreprise qui a une conscience aiguë de son rôle dans notre écosystème et plus largement dans la société.

Quelle est votre feuille de route pour la saison 2026/2027 ? 

Le vrai défi n’est pas que de lancer des initiatives et de les faire connaitre, c’est surtout de les inscrire dans la durée. Côté transition environnementale, nous suivons une trajectoire de décarbonation ambitieuse de -30% d’émissions d’ici 2030 par rapport à 2021. La priorité est l’éco-production, avec la volonté d’éco-produire 100% des productions internes du Groupe d’ici 2028. C’est un sujet sur lequel nous voulons aussi jouer pleinement notre rôle de moteur au sein de la filière, avec tous nos partenaires. Sur le terrain de l’inclusion et de la diversité, le combat se joue en premier lieu dans nos contenus, où nous reflétons la société dans toute sa richesse. Concernant la solidarité, nous continuons évidemment à soutenir un grand nombre d’associations, plus de 130 par an, avec des liens durables comme celui avec les Restos du Cœur, qui dure depuis 35 ans. Enfin concernant l’éducation aux médias, notre Fondation va poursuivre son action au plus près du jeune public, partout en France, pour mieux faire comprendre comment est fabriquée l’information.

Concernant l’écoproduction, où en est le Groupe TF1 ?

La feuille de route que nous avons définie fin 2024 est ambitieuse, nous avons déjà de beaux succès dont nous pouvons d’ores et déjà nous féliciter et souhaitons accélérer. De nos trois fictions quotidiennes à nos grands shows comme «Danse avec les Stars», en passant par des magazines phares comme «50’ Inside» ou «Téléfoot», ce sont des dizaines de programmes qui réduisent activement leur empreinte carbone et sont déjà passés par une démarche d’éco-production. Notre responsabilité ne s’arrête pas à nos murs : nous voulons entraîner l’ensemble de l’écosystème avec nous. Nous avons ainsi labellisé des divertissements emblématiques comme «The Voice Kids» (ITV Studios France), «Le Grand Concours» ou «Le Dernier Cercle» (Satisfaction Group), mais aussi des documentaires pour Ushuaïa TV et nos fictions d’envergure.

Comment choisir et équilibrer les engagements et dons associatifs ?

Chaque année, nous soutenons plus de 130 associations, avec comme boussole la cohérence avec nos valeurs de solidarité, d’égalité, de soutien de la jeunesse et de lutte contre la précarité. Ce soutien s’inscrit souvent dans la durée, avec des causes comme Les Pièces Jaunes, le Sidaction, ou Mobilisation Cancer qui est une initiative de TF1. Notre rôle, c’est aussi de réagir à l’urgence. Cet été, face aux incendies, nous avons immédiatement ouvert nos antennes aux appels aux dons. L’élan de générosité qui a suivi au bénéfice de la Croix Rouge Française démontre toute la puissance d’impact d’un grand média au service de l’intérêt général. Au total, c’est environ 2,6 millions d’euros que nous reversons chaque année, notamment via des espaces publicitaires gracieux.

Comment évaluer les performances de ces actions RSE ?

L’évaluation est essentielle pour que la RSE ne reste pas dans le domaine des déclarations d’intention. Nous nous appuyons sur des outils rigoureux pour quantifier l’impact de nos actions, et faisons appel quand nécessaire à des tiers de confiance.  À titre d’exemple, la mesure de l’empreinte carbone d’une série ou d’une émission s’effectue grâce à l’outil Carbon’Clap, développé par l’association Ecoprod, dont TF1 est membre fondateur. Ce bilan carbone est aussi demandé pour l’ensemble des productions extérieures diffusées sur nos antennes. Par ailleurs, l’ensemble de nos performances extra-financières fait l’objet d’un reporting exigeant, en pleine conformité avec les standards de la CSRD. L’objectif est d’être transparents avec toutes nos parties prenantes : collaborateurs, partenaires, annonceurs, téléspectateurs, streamers sur ce que nous faisons, ce que nous atteignons, et ce qu’il nous reste à accomplir.

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