Les deux plus hauts dirigeants de Yahoo!, convoqués devant le Congrès américain mardi pour s’expliquer sur leur manque de collaboration dans l’enquête des parlementaires sur l’emprisonnement d’un journaliste chinois, ont adopté un profil bas face à la famille du dissident. Shi Tao a été condamné en Chine en avril 2005 à 10 ans de prison pour diffusion de secrets d’Etat après avoir posté sur l’internet une consigne du gouvernement chinois aux médias, leur interdisant de commémorer l’anniversaire de la répression du mouvement pro-démocratique de Tiananmen en 1989. La police chinoise était remontée jusqu’à lui grâce à Yahoo!, dont les responsables ont affirmé avoir été contraints par la législation chinoise de fournir ces informations, y compris les contenus de courriers électroniques. Mardi, dans une salle comble, Tom Lantos, le président de la commission desAffaires étrangères de la Chambre, a invité le P.-D.G. Jerry Yang et le vice-président Michael Callahan à «demander pardon» à la mère de Shi Tao, «dont le fils croupit derrière des barreaux notamment à cause de Yahoo!».



































