La Résidence Annecy Festival annonce ses lauréats 2026

La Résidence Annecy Festival annonce ses lauréats 2026

C’est au cœur de la Cité internationale du cinéma d’animation que les lauréats de la Résidence Annecy Festival 2026 poseront leurs valises à l’automne prochain. Après cinq années passées dans les locaux des Papeteries – Image Factory, la Résidence Annecy Festival prend désormais ses quartiers dans ce nouvel écrin culturel, un lieu patrimonial et créatif propice à la naissance des projets les plus ambitieux. L’environnement de la Villa offrira aux lauréats les meilleures conditions pour développer l’univers graphique de leurs futurs longs métrages d’animation. Durant trois mois, ils bénéficieront d’un accompagnement sur mesure et d’un suivi régulier mené par les équipes de CITIA ainsi que par des mentors spécialisés. Véritable laboratoire créatif, la Résidence Annecy Festival permet aux artistes de disposer d’un temps précieux pour expérimenter, approfondir leurs recherches et nourrir leurs projets au gré de leurs explorations et rencontres. La commission de sélection, composée de figures emblématiques de l’animation – Camille Condemi (productrice, Caïmans Production), Amandine Fredon (réalisatrice), Doris Gruel (distributrice, Little KMBO), Stéphane Kazandjian (scénariste) et Benjamin Renner (réalisateur) – a unanimement retenu les projets suivants :

– «All the Heaven’s Doors» d’Armin Rangani (Iran)

Perse, 18e siècle. Dans la conquête brutale d’une ville qui abrite le roi vaincu, tous les hommes sont rendus aveugles. Les femmes se retrouvent parmi des hommes qui ne voient plus rien. Désormais délivrées des traditions et des oppressions du passé, elles bâtissent une utopie. Elles trompent les collecteurs d’impôts du roi lors de leurs visites mensuelles, en portant des hijabs et se cachant derrière les hommes aveugles qui ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. L’utopie prospère jusqu’à ce qu’un collecteur naïf retardé par une tempête ne les prenne par surprise.

– «Condenaditos» de Matisse Gonzalez Jordán (Bolivie)

Dans une Bolivie magique et ténébreuse, la vie de Kiki avec sa mère maudite, Gema, est chamboulée lorsqu’elle se lie d’amitié avec Domitilo, victime de la dictature bolivienne. Cela conduit Kiki à mystérieusement hériter de la malédiction familiale. Tandis qu’elle s’enfonce dans les secrets de sa famille, Kiki découvre le sombre passé de son grand père et son implication dans l’autoritarisme bolivien. Ignorant les avertissements de sa famille, Kiki kidnappe ce dernier et se lance dans un voyage pour l’obliger à faire face à Domitilo et lui demander pardon. Une production Stefan Michel, producteur délégué, Studio Seufz (Allemagne), Edwina Liard et Nidia Santiago, productrices déléguées, Ikki Films (France).

– «Todo viene del agua» Gustavo Almenara (France)

1957, dans un quartier populaire de Caracas, le jeune José prend conscience d’une réalité envahie d’injustices dans un pays où les richesses coulent à flots. Il s’engage viscéralement dans la lutte révolutionnaire et il veut changer la société vénézuélienne. Soixante-cinq ans après, José raconte ses souvenirs à Alessandro, 12 ans, son petit-fils français qui ne connait pas le Venezuela. Une production Vanessa Buttin-Labarthe, productrice, Les Astronautes (France), Luc Camilli, producteur et XBO Films (France).

«Dans une société où l’Histoire ne cesse de se répéter, il n’est pas surprenant de voir émerger des projets qui interrogent le passé autant qu’ils éclairent le présent. Ces projets, parfois sombres, parfois pleins de révolte et d’espoir, prennent le temps de poser un regard engagé sur des enjeux de société, tout en offrant des récits singuliers et caustiques», souligne la commission de sélection.

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