Licencié en 2024 de Radio France après avoir été notamment accusé d’avoir collaboré à l’autobiographie du président du Rassemblement National (RN) Jordan Bardella, le journaliste politique Jean-François Achilli s’est finalement désisté de son recours aux prud’hommes, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information du Parisien. En avril 2024, le journaliste a été licencié pour faute grave par le groupe public, après un article du quotidien Le Monde affirmant qu’il aidait le président du RN Jordan Bardella à rédiger son autobiographie. Jean-François Achilli avait contesté ce licenciement en justice, disant avoir seulement été approché et ne pas avoir conclu de contrat en vue de la rédaction de cet ouvrage. Le journaliste faisait aussi du «media training» (de l’entraînement à la communication), non déclaré à ses supérieurs. Il s’est finalement désisté début novembre de son action devant le conseil de prud’hommes de Paris. La révélation de son licenciement avait suscité la réprobation de plusieurs personnalités politiques à droite et à l’extrême droite, et également parmi les macronistes. Devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public en cours à l’Assemblée nationale, la présidente de Radio France Sibyle Veil a été interrogée sur ce licenciement. «Nous avons attendu plusieurs semaines et avons beaucoup échangé à ce propos (…) Jean-François Achilli est un très bon journaliste et ce n’était pas une décision que j’étais heureuse de prendre, loin de là», a-t-elle déclaré. Depuis la rentrée de septembre, Jean-François Achilli conduit l’interview politique matinale de Sud Radio, après avoir succédé à Jean-Jacques Bourdin.



































