En diffusion le 22 décembre sur M6, «Pandore», animé par Olivier Minne, s’impose comme un pari audacieux en Prime : un jeu d’aventure et de stratégie ancré dans la mythologie grecque, tourné in situ au cœur des sites archéologiques d’Andalousie.
MEDIA +
Comment est né ce projet ?
Romuald GRAVELEAU
Il s’agit d’un format international développé en parallèle par les équipes néerlandaises de Fremantle, RTL et par nous. Les Hollandais et les Hongrois sont partis tourner plus tôt (Malte pour les premiers). De notre côté, nous avons co développé la mécanique et adapté plusieurs séquences pour le public français avant de partir tourner en septembre en Andalousie.
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Pourquoi n’avoir pas tourné à Malte comme les Hollandais ?
Romuald GRAVELEAU
Leur «grotte» était un décor sous tente. Nous voulions plonger les candidats dans une aventure réelle, pas dans un plateau TV. Il nous fallait un lieu authentique, imposant, presque Indiana Jones.
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Vous assumez la comparaison avec «Les Traîtres» ?
Mathieu CHALVIGNAC
Pas vraiment, car nous ne reprenons pas leurs codes. «Pandore» est avant tout un jeu d’aventure et de stratégie, avec sa propre identité. On peut évoquer «Koh-Lanta» pour l’esprit d’aventure, mais notre singularité, c’est d’ancrer la mécanique dans la mythologie grecque. Nous avons choisi les mythes les plus emblématiques – Sisyphe, Méduse, le Cheval de Troie, l’épée de Damoclès, Prométhée, les Sirènes, Hercule… – et cherché à leur donner une traduction visuelle et ludique. L’Andalousie s’est imposée pour ses décors naturels spectaculaires. Nous avons également tourné sur des sites archéologiques d’exception, comme Itálica, bien connue des fans de «Game of Thrones».
MEDIA +
Les règles paraissent denses : un risque pour l’entrée en matière ?
Romuald GRAVELEAU
Non ! De retour de tournage, nous peaufinons l’équilibrage épreuves / stratégie / storytelling pour une compréhension immédiate à l’antenne. La pédagogie se joue au montage et en voix off.
MEDIA +
Les jeux de stratégie sont partout…
Romuald GRAVELEAU
Il y a clairement une tendance de fond, mais ces formats évoluent vite. Ce que nous savons, c’est que «Pandore» a sa propre identité et repose sur une mécanique solide. Le public fera la différence. À l’international, le développement s’est fait en collaboration avec nos partenaires étrangers. La Hollande et la Hongrie ont déjà tourné et diffusé le programme, avec d’excellents retours. De nouveaux territoires se montrent déjà intéressés.
MEDIA +
Préparation, tournage, équipes : quel est votre calendrier?
Mathieu CHALVIGNAC
Nous avons consacré 3 à 4 mois de pré-production (d’avril à juillet) à l’écriture des épreuves, à la conception des jeux et au casting des candidats. Le tournage s’est déroulé sur 12 jours, mobilisant entre 80 et 100 personnes sur le terrain. Deux game producers supervisaient la mécanique générale, épaulés par une équipe de constructeurs (15 à 20 personnes) disposant de leur propre atelier sur place. L’ensemble de l’équipe est arrivé une quinzaine de jours avant le premier jour de tournage pour tester chaque dispositif : cohérence du décor, direction artistique, sécurité, équilibre des pentes et poids des éléments…
MEDIA +
Tourner sur des sites classés, un défi supplémentaire ?
Romuald GRAVELEAU
Oui, forcément. Filmer sur des lieux patrimoniaux impose une vigilance constante : à Itálica, impossible de creuser ou de modifier le sol, il a donc fallu reconcevoir certaines épreuves sans jamais altérer le site. Ce type de contrainte engendre parfois un surcoût, mais nous l’avions anticipé. Quant à la mythologie grecque, c’est un territoire infini et universel.
MEDIA +
Un tournage où la pratique a parfois bousculé la théorie?
Mathieu CHALVIGNAC
Oui, et c’est tout l’intérêt d’un format inédit comme celui-ci. Certains duels testés en pré-production se sont révélés moins efficaces une fois la saison lancée : nous avons donc recalibré les mécaniques en cours de route pour maintenir la tension. D’autres épreuves, jugées longues sur le papier, ont été bouclées en quelques minutes sous l’effet de l’adrénaline ! Les jeux ne sont jamais figés, tout est ajusté pour préserver le suspense et l’équité – y compris en écartant les épreuves trop physiques. Les duels mêlent manipulation, stratégie et références à l’Antiquité (osselets, coupelles, bougies…). Ajoutez à cela la boîte de Pandore, ses malédictions et ses trahisons, et vous obtenez un huis clos haletant, d’autant plus fort que les candidats, coupés du monde, vivent chaque instant comme une véritable épopée.
LES DIRIGEANTS
F. DUHAYOT
DG
COORDONNEES
46 Rue Jacques Dulud
Neuilly-sur-Seine
DATE DE CREATION
2004
PRODUCTIONS
«Pandore», «Les Traîtres», «Top Chef»…

































