Pour profiter de leur célébrité éphémère et la rentabiliser au maximum, les nouveaux candidats de la téléréalité, comme ceux de «Qui veut épouser mon fils ?», n’hésitent plus à solliciter les services d’un coach, pour le plus grand bénéfice des chaînes et de la presse people. Avec 3,8 millions d’accros aux aventures des fils célibataires à la sauce «Tanguy», «Qui veut épouser mon fils?», diffusé sur TF1, est un formidable tremplin pour faire décoller une carrière et accéder à la notoriété. Fils, mères, prétendantes: tous affichent des profils caricaturaux (macho, geek, bimbo..) dans cette émission déjà culte qui doit beaucoup à la mise en scène de la production et au coaching des candidats. «Qui veut épouser mon fils?» est totalement scénarisée et les candidats jouent le rôle qu’on leur a assigné. Le côté réel ou pas, c’est devenu totalement secondaire», estime Virginie Spies, maître de conférences à l’université d’Avignon, spécialiste de la relation entre télévision, presse et people.
L’émission, qui charrie son lot de révélations et de scandales chaque semaine, n’hésite d’ailleurs pas à faire quelques entorses avec la réalité, certains candidats se révélant non célibataires ou ne vivant plus avec leur maman poule. Chez TF1, on parle désormais de «téléréalité comédie», un nouveau genre, relayé aussi sur le web avec un déferlement de vidéos. Les candidats qui sortent du lot sont désormais pris en main par des agents.



































