Free, trublion de l’Internet, pourrait aussi changer la donne côté mobile

    Free, qui apparaît comme le candidat le plus sérieux à la quatrième licence de téléphonie mobile, pourrait bousculer le secteur en cassant les prix, après avoir déjà bouleversé en 2002 le petit monde de l’Internet avec sa «box» à moins de trente euros. Candidat malheureux en 2007, pour des raisons financières, le trublion de l’Internet a confirmé son intérêt pour le mobile dès l’annonce lundi, par le gouvernement, qu’une partie de la quatrième licence serait réservée à un nouvel entrant. Seul en lice en 2007, Free (Iliad) pourrait de nouveau l’être en 2009, même si Bolloré «étudie» le dossier. Interrogé mercredi, le câblo-opérateur Numericable a indiqué que «sa priorité n'(était) pas la quatrième licence» mais «la fibre optique», tout en précisant qu’«il se prononcera(it) de façon définitive une fois le cahier des charges connu». Quant à la candidature d’un opérateur étranger, elle apparaît peu probable.Selon Free, l’arrivée d’un nouvel acteur permettrait de «retrouver rapidement une vraie situation concurrentielle» sur le marché français, qu’il estime marqué par une «absence de compétition entre les trois opérateurs, des tarifs parmi les plus élevés d’Europe» et «pléthore d’offres complexes brouillant le consommateur». Il promet déjà de «baisser significativement les prix». «Pour un foyer français moyen, qui aurait trois abonnements forfaits (deux adultes et un enfant) et dépenserait environ 2 000 euros par an en téléphonie mobile, on pense pouvoir diviser par deux la facture», explique son Directeur Général Maxime Lombardini. Free entend ainsi poursuivre la révolution qu’il a menée dans l’Internet, en lançant en 2002 sa fameuse Freebox: web, téléphone, télévision sur ADSL… le tout pour la première fois pour seulement 29,90 euros par mois.