Dans «Grand’Art», les tableaux passent à la télé (diffusion de «Lucian Freud» sur Arte, le 1er mars, à 20h15)

    «La peinture à la télé, c’est souvent mieux qu’au musée», affirme avec impétuosité Hector Obalk, réalisateur et présentateur de la collection «Grand’Art», quatre documentaires de 26 minutes sur l’art que la chaîne Arte proposera à partir du 1er mars. Lucian Freud, Ingres (comme portraitiste), Ingres encore (comme peintre de nus) et Titien sont au programme des quatre premiers documentaires de cette collection, diffusés chaque dimanche, à 20h15. Auteur de 250 petits films sur l’art, l’historien d’art et écrivain Hector Obalk se lance sur les traces de la collection «Palettes», diffusée par Arte fin 2007. La collection débute par Lucian Freud, petit-fils de Sigmund, le célèbre psychanalyste, l’un des plus grands peintres britanniques et sans doute le plus coté du monde, dont Hector Obalk analyse plus de 70 oeuvres. Signe particulier de «Grand’Art», les tableaux sont filmés «in situ», dans les musées où ils sont exposés. Refusant d’utiliser des reproductions, le réalisateur, historien d’art et écrivain, pointe sa caméra sur les détails qu’il juge spécialement intéressants. «Les détails, c’est super-beau en télé», assure-t-il. Le commentaire fleuve du présentateur évite les anecdotes sur la vie de l’artiste ou le contexte politique de l’oeuvre pour se concentrer sur les éléments qui en font la beauté. «J’essaye de faire en sorte que tout ce que je dis dans mes films n’ait pas déjà été dit par d’autres», déclare Hector Obalk. D’autre part, il affirme ne s’intéresser qu’aux «informations qui vont rendre sensibles les gens». «Je suis là pour qu’ils aient un choc émotionnel», ajoute-t-il.