Le marché du cinéma africain, plate-forme d’affaires en marge du Fespaco

Le Marché international du cinéma et de la télévision africains (Mica), lancé en 1983, est devenu une plate-forme d’affaires rassemblant tous les deux ans à Ouagadougou (Burkina Faso) acheteurs et distributeurs professionnels en quête de contrats en marge du festival cinématographique (Fespaco). Cette «foire aux films», qui en est cette année à sa 13ème édition, a transformé depuis dimanche le Centre culturel français (CCF) de la capitale burkinabè en véritable fourmilière. «C’est un cadre d’échanges entre les professionnels de l’audiovisuel, les distributeurs de films et des acheteurs», explique la présidente du Mica, Suzanne Kourouma. Le catalogue 2007 du Mica compte une centaine de courts et longs métrages, ainsi que des documentaires, dont quelques-uns sont en compétition officielle au 20ème Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou), a indiqué Mme Kourouma. Il propose aussi 400 films dans la catégorie TV-vidéo. Toutes ces oeuvres existant en différents supports (cassettes vidéo, Betacam, DVD, etc.) sont exposées dans des stands dressés pour la circonstance à l’intérieur d’une des grandes salles climatisées du CCF. Des affiches et gadgets publicitaires sont distribués au public et plusieurs cabines équipées de téléviseurs permettent à ceux qui le veulent de visionner les oeuvres proposées. Au détour d’un stand, un intermédiaire australien se fait entendre: «Je suis à la recherche de documentaires africains, mais il est trop tôt pour dire ce que je veux, car je dois tout voir avant». Parmi les exposants de l’édition 2007 figurent des festivals de cinéma peu connus du public africain comme celui d’Amiens (France), Vues d’Afrique (Canada) ou Tarifa (Espagne), des écoles de formation en journalisme et des chaînes africaines de télévision. Sont aussi présents des équipementiers français, japonais et allemand, proposant du matériel «dernier cri»: caméra, micros, équipements de régies plateaux, vidéos, son, lumière… ainsi que les Nations Unies. «Nous proposons des films et des documents sur les agences des Nations unies et leurs activités contre la faim, le sida et plusieurs activités de développement dans le monde», explique Adama Koné, responsable du stand de l’Onu.

Aucun article à afficher