Le «rapporteur public» (ex-commissaire du gouvernement) a recommandé vendredi au Conseil d’Etat d’annuler le refus par le CSA de compter le temps de parole audiovisuelle du président au même titre que celui du gouvernement, la décision finale étant attendue sous quinzaine. «La parole du président de la République doit être prise en compte pour le respect du pluralisme politique», a dit Catherine de Salins, rapporteur public. Le président «n»est pas un arbitre, mais un capitaine», a-t-elle argumenté. «Cette conception de son rôle a eu pour conséquence de faire remonter à l’Elysée la gestion des affaires courantes», a poursuivi Mme de Salins devant l’assemblée du contentieux du Conseil d’Etat, la plus haute formation de jugement de cette cour administrative suprême. Les préconisations du rapporteur public, haut magistrat qui «dit le droit», sont généralement suivies par le Conseil d’Etat. Celui-ci devrait trancher d’ici deux semaines. Le haut tribunal administratif avait été saisi le 18 décembre 2007 par François Hollande, alors patron du Parti socialiste, et le député PS Didier Mathus, spécialiste des questions audiovisuelles.



































