Le groupe diversifié Bouygues (BTP, immobilier, médias, télécoms) considère que la crise économique mondiale n’est pas terminée et, par prudence, prévoit pour 2010 un chiffre d’affaires en diminution de 4% à 30 milliards d’euros. «Nous ne sommes pas sortis de la crise que nous vivons», a déclaré son P.-D.G. Martin Bouygues, mercredi lors d’une conférence de presse, au lendemain de la publication des résultats 2009 qui ont vu le bénéfice net baisser de 12% à 1,319 milliard d’euros. «2009 s’est finalement correctement passée avec une réduction très significative de la dette», s’est toutefois félicité M. Bouygues. La Bourse de Paris a salué ces résultats et prévisions. Le titre affichait la plus forte hausse du CAC 40 mercredi même si sa progression était freinée par des perspective jugées prudentes voire «anxiogènes» pour 2010. A 12h34 (11h34 GMT), le titre gagnait 2,15% à 36,58 euros dans un marché en baisse de 0,09%.Même si «la dégradation de l’économie a été stoppée, la période actuelle n’a pas retrouvé la prospérité des années passées» et Bouygues va montrer, selon son P.-D.G., «beaucoup de prudence» dans ses investissements en 2010, même dans les télécoms. «La trésorerie est le reflet de nos angoisses. Dans la période très incertaine que nous affrontons, nous privilégions le cash. Nous n’allons pas dilapider nos efforts et nous serons très attentifs sur nos investissements», a affirmé M. Bouygues. La diversification entreprise par Bouygues il y a quelques années porte ses fruits: Bouygues Telecom apporte près du tiers de son bénéfice net (422 millions d’euros) et Alstom, le groupe industriel dans lequel il possède seulement une part de 30%, plus du quart (346 millions).



































