Après le succès de la première saison du «Brame du Cerf», France Télévisions renouvelle l’expérience avec une deuxième édition de cette Slow TV, produite par Eden. L’occasion pour media+ d’évoquer les spécificités de ce programme avec Grégoire OLIVEREAU, Président-fondateur de Eden.
Le programme de Slow TV «Le brame du Cerf» revient pour une 2e saison. Quel bilan tirez-vous de la première saison ?
Avec Ici Paris Ile-de-France, nous avons été dépassés par le succès du «Brame du Cerf» saison 1. Nous ne nous attendions pas à ce que la presse s’y intéresse autant et que le public soit à ce point présent sur france.tv. Probablement que ce programme répond pile à une époque, celle où nous avons besoin de ralentir et d’observer la nature. Et puis beaucoup ont appris tout simplement ce qu’était le brame d’un cerf, pourquoi et à quelle époque de l’année cela se produit. Après le succès de cette première Slow TV naturaliste nous avons poursuivi avec «Les Grandes Marées du Mont Saint-Michel» et «Le sacre du Printemps» avec Ici Normandie.
Quel est le programme pour cette 2e saison ?
Cette année nous changeons de forêt mais restons en Île-de-France. Nous souhaitions un paysage encore plus sauvage, encore plus naturel. Et puis personne n’ignore l’été caniculaire que nous avons vécu et, en conséquence, les incendies. Il nous semble important de traiter du réchauffement climatique et de la préservation de la forêt et de ses animaux dans cette nouvelle saison. Nous souhaitons appeler aux dons, inciter à la replantation.
Quels sont les moyens mis en place pour produire un tel programme ?
Nous passons de 7 à 10 caméras, nous travaillons sur une meilleure qualité de la captation du son. Nous souhaitons pouvoir proposer aux téléspectateurs une expérience unique en totale immersion. Évidemment nous pourrons quasiment aussi bien voir la nuit que le jour grâce à des caméras infrarouges et des caméras à haute sensibilité ISO. L’ensemble du dispositif technique sera alimenté à l’énergie solaire. L’idée, c’est zéro impact écologique et si nous n’y parvenons pas, nous compenserons par la plantation d’arbres.
Comment va vivre ce programme ?
«Le Brame du Cerf» saison 2 c’est l’illustration parfaite du streaming first tel que souhaité et mis en place par France Télévisions depuis quelques mois. La priorité est donnée au numérique, donc au site France.tv, c’est là où le programme sera diffusé pendant 3 semaines 24h/24h, mais vous pourrez tout autant le retrouver sur la chaîne YouTube de France 3 Paris Île-de-France. Vous aurez aussi certaines tranches de la journée proposées sur TikTok. Enfin, chaque matin de la semaine vous retrouverez sur l’antenne d’Ici Paris-Île-de-France le programme en direct et commenté par des experts abordant chaque jour une thématique différente.
Dans quels territoires la Slow TV est-elle appréciée ?
Certains disent que la Slow TV a puisé son inspiration aux États-Unis chez Andy Warhol dans le film «Sleep» qu’il a réalisé en 1964. Il y filmait son amant, John Giorno, dormir pendant plus de 5 heures. La Slow TV s’est développée à la fin des années 2000 en Norvège avec la traversée du train entre Oslo et Bergen, puis plus récemment en Suède avec «La Migration des Elans» qui a été beaucoup regardée en Allemagne aussi. Enfin, on sait le public japonais très friand également de la Slow TV.
En cette rentrée, sur quels autres sujets planchez-vous ?
Nous aimerions participer à notre manière à la présidentielle de 2027, avec un programme innovant sur les réseaux sociaux qui alimente une antenne linéaire. Nous nous intéressons à ceux qui vont voter pour la première fois. Et puis nous allons bien évidemment poursuivre notre exploration de la Slow TV à l’occasion de Noël, mais c’est encore un secret.


































