Le Hezbollah libanais, après avoir tenu en échec l’été 2006 l’armée israélienne au Liban Sud, va privilégier l’action politique au détriment de la lutte armée, estiment deux journalistes français dans un documentaire de 53′ diffusé le 15 juillet sur France 5. Pour tourner «Le mystère Hezbollah», le réalisateur Jean-François Boyer (ancien grand reporter à TF1) et le journaliste Alain Gresh («Le Monde Diplomatique») ont passé plusieurs semaines au Liban et ont obtenu une interview exceptionnelle du secrétaire général du mouvement chiite pro-iranien, Hassan Nasrallah. C’est la première fois que le héros d’une grande partie de la communauté chiite, au Liban et au-delà, menacé de mort par Israël, accepte de se confier à une chaîne de télévision occidentale depuis la fin de la guerre de juillet 2006. S’il l’a fait, c’est parce ce que «je crois que c’était le moment» a confié Jean-François Boyer. «Dans le cadre de la mise en oeuvre de sa nouvelle politique, après la guerre de 2006, le Hezbollah en général et Nasrallah en particulier étaient «mûrs» pour recevoir une demande d’interview». «La présence de 30 000 soldats, entre ceux de l’armée libanaise et ceux de l’ONU, sur la frontière sud rendent peu probable à court terme un nouvel affrontement avec Israël et change l’agenda du Hezbollah», ajoute-t-il. «Il va je pense dans les prochaines années devenir de moins en moins un parti armé et de plus en plus un parti politique classique».


































