Le favori des sondages pour les municipales à Lyon, Jean-Michel Aulas, accusé de «trier» les médias pendant sa campagne par le club de la presse local, a accepté ce mercredi 11 mars son invitation et défendu son programme et sa candidature «de société civile» devant les journalistes lyonnais.
«Il y avait probablement une incompréhension», a avancé l’ancien patron de l’OL en introduction des échanges, assurant qu’il avait l’habitude d’échanger avec la presse et rappelant qu’il était «fils de journaliste».
Le club de la presse, association de défense des journalistes et de la liberté de la presse, avait déploré début février la «pratique problématique qui consiste à sélectionner des journalistes et à filtrer l’accès aux candidats».
Des critiques s’étaient aussi élevées contre son absence dans plusieurs débats organisés par des médias lyonnais avec les principaux candidats.
Interrogé mercredi pendant plus d’une heure et demie, M. Aulas a expliqué que le débat organisé par BFM et Le Figaro le 24 février, le seul auquel il a participé et où il est parfois apparu peu à l’aise, l’avait «beaucoup déçu», «parce qu’on n’a pas pu débattre du fond et des programmes».
«Moi, les pugilats linguistiques, je ne sais pas faire et puis je n’ai pas envie, surtout, de le faire.
Donc je réserve, comme aujourd’hui, à vous mêmes et à des questions précises et pertinentes, un certain nombre de réponses», a-t-il dit devant une quarantaine de journalistes locaux.
Interrogé sur sa candidature sans étiquette mais soutenue par la droite et le centre, il a réitéré son indépendance par rapport aux partis politiques.
Quant à savoir s’il lâcherait ses responsabilités footballistiques – il est actuellement vice-président de la FFF et président de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP) – s’il était élu, il a répondu: «Si je dois abandonner quelque chose j’abandonnerai la partie hommes et je garderai la partie femmes».
Il a été aussi questionné à plusieurs reprises sur le financement de grands projets promis dans son programme, en particulier celui de tunnel sous la colline de Fourvière pour décongestionner le centre de Lyon, un projet à deux milliards d’euros selon lui. «Croyez-moi, l’ensemble des mesures annoncées sont finançables», a martelé M. Aulas, sans donner de détails.



































