«Arrêt sur images»: Royal contacte Schneidermann pour produire l’émission

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    Ségolène Royal a contacté Daniel Schneidermann, présentateur du magazine «Arrêt sur images», supprimé par France 5, pour lui proposer un projet de production de l’émission avec la Région Poitou-Charentes qu’elle préside, a-t-on appris vendredi dans l’entourage de Mme Royal. L’ex-candidate du PS à la présidentielle a laissé un message téléphonique jeudi à M. Schneidermann, présentateur du magazine hebdomadaire de décryptage des médias, a-t-on précisé, confirmant une information parue dans le quotidien régional «La Nouvelle République». M. Schneidermann a confirmé avoir reçu un message de Mme Royal et a indiqué être «en discussions avec des interlocuteurs de la Région pour savoir en quoi consiste plus concrètement la proposition». Selon la proposition de la candidate, l’émission pourrait être produite par le service Poitou-Charentes Cinéma du Conseil régional, qui comprend un pôle d’éducation à l’image, en s’associant éventuellement à d’autres régions. Ce service serait chargé d’étudier la viabilité du projet avec l’équipe de M. Schneidermann. L’idée serait de diffuser l’émission sur Internet. Si aucune date n’a été encore fixée, le principe d’une réunion technique sur le sujet a été acté, a-t-on ajouté dans l’entourage de Mme Royal. «Autant l’idée me séduit de voir une région, ou des régions, pallier à une carence de la télévision d’Etat, autant il est évident que je ne souhaite pas faire l’émission du PS, ou de Ségolène Royal», explique le journaliste sur son blog, précisant qu’il continue de «discuter avec la télévision suisse romande (pour une éventuelle production de l’émission, NDLR), dont l’intérêt bienveillant pour notre demande d’asile médiatique ne faiblit pas». M. Schneidermann considère que le décryptage et l’apprentissage de l’image est une «mission de service public». L’annonce par la chaîne publique de la non-reconduction de l’émission à la rentrée à déclenché un tollé, notamment à gauche, et une pétition de soutien en ligne a recueilli plus de 150 000 signatures.