Audiovisuel public: la télé-réalité interdite dans le cahier des charges

La ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel prévient qu’elle ne veut pas de télé-réalité à France Télévisions, dans un entretien accordé au «Journal du Dimanche» (JDD). Interrogée sur le projet de loi de réforme de l’audiovisuel public examiné depuis mardi par les députés, la ministre affirme que «la BBC n’est pas son modèle». «La preuve», insiste-t-elle, «la télé-réalité est interdite dans le nouveau cahier des charges de France-télévisions». «Cette réforme n’est pas faite pour tuer l’audiovisuel public, ni le vendre par appartements», explique Mme Albanel qui se déclare opposée «à l’idée de taxer ceux qui regardent la télé sur leurs écrans». Par ailleurs, la ministre réaffirme «la dimension nationale et régionale» de France 3. «Il n’y a aucune raison de remettre en cause la double dimension de cette chaîne», a-t-elle affirmé dans cette interview. Selon Mme Albanel, «le projet de loi ne met pas fin aux fonctions du président en place». «Patrick de Carolis prendra la décision qu’il jugera la meilleure. Je n’ai aucune raison de croire qu’il démissionnera», dit-elle. Le projet de loi prévoit la transformation de France Télévisions en une entreprise unique «composée de plusieurs antennes (France 2, France 3, France 4, France 5 et RFI) dont les identités seront renforcées», qui pourra «développer d’autres services, notamment des services de médias audiovisuels à la demande», a-t-elle rappelé.

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