Le ministre de l’Immigration Eric Besson a affirmé mardi qu’il était prêt à un face à face avec Stéphane Guillon qu’il a traité de «lâche» au lendemain de la chronique que lui a consacrée l’humoriste. «Si on le veut, je suis prêt à un face-à-face avec lui à la radio», a lancé M. Besson, dans une déclaration à des journalistes lors d’un déplacement à Calais. «Qu’il me dise en face ce qu’il a dit dans ses chroniques et que je puisse lui répondre et on verra s’il est aussi sûr de lui qu’il l’est quand il n’a personne en face de lui», a-t-il ajouté.
Pour le ministre l’humoriste, qui lui a consacré une chronique lundi matin, «fuit en permanence le débat avec ceux qu’il cible dans ses chroniques et qu’il s’arrange même de ne pas croiser en sortant du studio».
«Quand j’écoute certaines de ses chroniques qu’il m’a consacrées l’une est ouvertement raciste, a jugé M. Besson. Mais comme c’est Stéphane Guillon et France Inter et que c’est supposé couvert par l’humour, on invoque le droit à l’humour», a-t-il poursuivi. «Je crois, moi, que l’humour et la caricature n’autorisent pas tout. Je ne ne crois pas qu’on puisse caractériser une attaque tout simplement en fonction de la bouche qui la profère ou de la radio sur laquelle elle est dite», a conclu le ministre.



































