L’émission de France 3 «Pièces à conviction», diffusée mercredi, a présenté «de façon calomnieuse» la gestion des anciens sites miniers français d’uranium par Areva, estime ce groupe. «Le réaménagement et le suivi environnemental des anciennes mines sont effectués suivant une méthodologie rigoureuse et reconnue, tant par les autorités nationales qu’au niveau international», a affirmé Areva dans un communiqué. En France, l’extraction du minerai d’uranium s’est achevée en 2001, à la suite de l’épuisement des gisements, a précisé le groupe. L’uranium extrait provenait de 210 mines réparties sur l’ensemble du territoire et plus de la moitié de ces sites avaient été exploités par d’autres opérateurs qu’Areva (associations de collectivités, pétroliers, autres mineurs), a-t-il ajouté. Or, «l’Etat a confié à un seul acteur le réaménagement des anciens sites miniers d’uranium français», a souligné Areva, précisant avoir «assumé volontiers cette responsabilité parce qu’elle fait appel à sa connaissance reconnue de l’uranium naturel et à ses engagements en matière de responsabilité sociale». France 3 s’est félicité pour sa part d’avoir «ouvert un débat national sur les déchets d’uranium en France», avec cette émission suivie par plus de 3 millions de téléspectateurs. Areva avait saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) à propos de cette émission, en faisant état d’un «magazine à charge» contre lui.