Droits voisins: des syndicats de journalistes appellent à confier leur gestion à la Scam

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Des syndicats de journalistes ont souhaité lundi que la gestion de la part des droits voisins du droit d’auteur leur revenant pour la reprise de leur travail par une société tierce soit confiée à la Société civile des auteurs multimédia (Scam), afin d’aboutir à une répartition juste. La loi de juillet 2019 instituant un droit voisin du droit d’auteur pour les plateformes numériques au profit des éditeurs et des agences de presse prévoit qu’une «part appropriée et équitable» des sommes collectées soit reversée aux journalistes, rappellent dans un communiqué le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO. Or, alors que la loi offre à ces employeurs la possibilité de se regrouper au sein d’un organisme de gestion collective (OGC) face à la force de frappe représentée par les géant du web comme Google ou Facebook, «rien de tel n’est prévu pour les journalistes», relèvent-ils. Pour y remédier, ces syndicats veulent donc que cette part redistribuée aux journalistes soit répartie par la Scam, qui assure la gestion collective des droits de près de 15.000 journalistes, selon ce communiqué. «Notre but est de remettre les journalistes au coeur de l’enjeu des droits voisins» et «d’éviter une négociation entre entreprises», a confié Emmanuel Vire, secrétaire général du SNJ-CGT, dénonçant un manque de transparence. «Parce que sinon, nous allons nous retrouver à négocier sur des accords qu’on ne connaît pas, où nous allons nous proposer un pourcentage d’une somme qu’on ne connaît pas, et il faut à tout prix déterminer la part qui doit revenir aux journalistes», martèle-t-il.