Entretien avec Florent HOUZOT, Directeur de la rédaction des chaînes beIN SPORT

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Lancées en juin 2012 par Al Jazeera en France, les chaînes beIN SPORT remportent déjà un franc succès. En un peu plus de cinq mois, elles ont attiré 1 million d’abonnés. Avez-vous atteint l’objectif souhaité ?
Florent HOUZOT
Passer le cap du million d’abonnés en cinq mois est assez exceptionnel, même si notre objectif est toujours d’en faire plus. Ces résultats sont encourageants à la fois pour nos équipes mais aussi pour nos futurs abonnés qui, voyant cette dynamique, pourraient très bien se décider à nous rejoindre plus rapidement. A beIN SPORT, nous avons le souci de la satisfaction de nos abonnés. En ce sens, nous ne devons jamais créer de sentiment de frustration.
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beIN Sport vient d’étoffer son offre en raflant les droits de diffusion de la NBA qui appartenaient auparavant à Canal+. Est-ce une manière de prouver – une fois encore – votre force de frappe sur l’achat des droits sportifs ?
Florent HOUZOT
Nous faisons certes un peu de mal aux diffuseurs qui auraient pu être intéressés par tel ou tel événement. Mais les droits de la NBA correspondent typiquement aux contrats répondant à notre promesse, celle d’une chaîne multisports. Dès aujourd’hui, nous entamons une deuxième phase : conquérir un autre public sur d’autres sports.
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Le prochain challenge va-t-il être de fidéliser votre million d’abonnés qui  souscrit à la chaîne «sans engagement» d’un mois sur l’autre ?
Florent HOUZOT
Exactement ! Nous sommes dans un écosystème fragile. En plus du prix (11€/mois), beIN SPORT met en avant le fait de pouvoir s’abonner et se désabonner facilement. Dans tous les cas, nous sommes responsables de ces deux actes. C’est pourquoi nous avons deux enjeux : 1) augmenter le potentiel d’abonnés. Pour cela nous allons continuer à établir un travail d’achats de droits et une réflexion sur l’offre multisports. 2) Nous devons assurer en permanence la promotion de notre catalogue de droits sportifs en l’exposant au mieux.
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Allez-vous conserver cette politique offensive en matière d’acquisition ?
Florent HOUZOT
A chaque fois qu’un événement ou un droit sera mis sur le marché, nous l’étudierons avec attention, en fonction de trois éléments : le prix, le public qu’il va toucher et sa cohérence avec notre grille.