Entretien avec … Jérôme Lascombe, président de Hopscotch

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    Le 27 mars Hopscotch, l’entreprise de relations public, et l’Institut Ifop lançaient «I-Hop!», un tout nouveau moyen de mesurer l’audience d’une campagne d’information. A l’occasion de ce lancement jeudi dernier, l’équipe d’I-Hop a présenté sa toute première étude sur les relations qu’entretiennent les Français avec les médias. Rencontre avec Jérôme Lascombe, le président de Hopscotch.

    média + : Pouvez-vous nous expliquer l’instrument de mesure «I-Hop!» ?

    Jérôme Lascombe : «I-Hop!» entend offrir une nouvelle réponse aux besoins des entreprises, des marques et des institutions en matière d’études en relations publiques. Notre objectif étant d’analyser en profondeur les répercussions, les audiences des campagnes d’information sur leurs cibles. Nous avons signé un partenariat avec Médiamétrie, il y a un an. Nous voulons garantir à nos clients des résultats optimums.

    média + : La première étude d’ «I-hop!» est consacrée aux relations qu’entretiennent les Français avec leurs médias, pourquoi ?

    Jérôme Lascombe : Il était important pour nous de définir une nouvelle typologie sur la consommation des médias en France pour les études à venir. Nous avons voulu voir plus clair dans un contexte médiatique de plus en plus complexe. Nous vivons actuellement une numérisation accélérée des médias avec une démultiplication de l’offre de l’information. Aux côtés des médias traditionnels il y a désormais ceux qui sont personnels… Sans compter la baisse tendancielle et le redéploiement progressif des ressources publicitaires. Les résultats de cette enquête ont permis de créer des modèles, des catégories de consommateurs de médias que nous réutiliserons dans nos prochaines études.

    média + : Quels sont les résultats de cette étude ?

    Jérôme Lascombe : Je vous parlais à l’instant des classifications qui avaient émergé avec l’étude. Nous en avons établi six. Il y a les «intégrés» qui représentent 26% de nos sondés. Ce sont des personnes qui ont un intérêt fort pour l’actualité, des sources d’informations variées et qui sont d’excellents relais d’informations. Les «Légitimistes» constituent la seconde plus grande catégorie. Elle se compose d’individus qui ont un intérêt faible pour l’actualité sauf pour les divertissements, ils ont une grande confiance dans les médias et une faible aisance dans la galaxie médiatique. Puis viennent les «Techno-branchés», à 17%, qui ont un intérêt faible pour l’actualité en général mais un fort intérêt pour celle des marques et des tendances. Les «Conformistes» représentent 15% de nos personnes interrogées. Ce sont des personnes qui s’intéressent à toutes sortes d’actualité et qui sollicitent des sources d’informations généralistes afin de collecter des faits bruts. L’avant dernière famille sont les «Distants», 12% de nos sondés. Ce sont ceux qui ne s’intéressent pas plus particulièrement à l’actualité et sont même méfiants envers les médias. Enfin, les «Spécialistes», 11% de la population interrogée, ont un intérêt fort pour l’actualité politique et sociale avec des sources d’informations choisies. Ils recherchent l’analyse des faits et leurs critiques.

    média + : Quelles sont les conclusions de cette étude ?

    Jérôme Lascombe : Contrairement aux discours pessimistes et fatalistes sur l’éloignement des Français vis-à-vis des médias, nos conclusions montrent que les Français sont en train de construire de nouveaux rapports équilibrés avec les médias. Il y a un paradoxe d’ailleurs puisqu’il ressort que les personnes questionnées déplorent un système d’information qui ne fonctionne pas comme il le devrait mais assorti d’une satisfaction somme toute assez sereine quant à sa capacité d’information au quotidien.