France 4 veut s’affirmer comme la chaîne des jeunes sur le service public

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France 4, qui estime avoir clarifié et simplifié sa grille pour la rentrée, veut désormais s’affirmer comme «la chaîne des jeunes» de France TV, authentique et sans «bling bling», a déclaré mercredi Vincent Broussard, le directeur de l’antenne et des programmes. A l’occasion de la rentrée, «on a fait un gros travail de clarification de l’offre, de simplification, parce que l’image de France 4, une chaîne qui propose aussi bien des films, des spectacles, des documentaires, de la musique que du sport, était un peu brouillée», explique  Vincent Broussard.  Aujourd’hui, France 4 entend s’imposer comme «la chaîne des jeunes de France TV», assure le directeur. «Elle s’adresse aux 15-34 ans, et plus particulièrement aux 20-34 ans, l’âge où l’on bascule d’une génération à l’autre, l’âge des 1ères fois». «Dans les différents magazines et documentaires, il y a cette notion de 1ère fois: le passage à l’âge adulte, le 1er job, le 1er appartement, le 1er enfant…», poursuit-il. Ainsi, chaque mercredi, les «Séries du réel» proposeront de suivre le quotidien de jeunes, à l’exemple de rugbymen de l’équipe de France de moins de 19 ans ou d’internes en médecine. Le même jour, François Pécheux conduira un magazine d’actualité, «Une semaine d’enfer», en 2ème partie de soirée. Le lundi, également en 2ème partie de soirée, Elodie Gossuin et Enora Malagré seront aux commandes de «Ça va mieux en le disant»: les 2 femmes partiront à la rencontre de jeunes en demande de conseils «sur des problématiques légères ou plus graves comme, par exemple, «comment annoncer son homosexualité à ses parents?»», indique Vincent Broussard. «On ne sera pas du tout dans le sensationnel. Et on n’a pas davantage la prétention de régler les problèmes. Le but, c’est d’apporter des conseils», ajoute-t-il. Après avoir achevé l’été à 2% d’audience, un «cap important» selon le directeur de l’antenne, France 4 vise aujourd’hui les 3%. «Mais, note Vincent Broussard, c’est l’objectif à long terme, il y a des étapes d’ici là».