J. GOLDBLUM (Le Monde selon Jeff Goldblum) : «Cette série sort un peu des sentiers battus»

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Disponible dès le 7 avril sur Disney+, la série documentaire «Le Monde selon Jeff Goldblum» apporte son lot de discussions passionnantes et animées, consacrées à des objets apparemment ordinaires, et le tout porté par la curiosité et l’esprit plein d’humour de Jeff GOLDBLUM, Acteur & Producteur.

Produite par National Geographic, comment décririez-vous votre série sur Disney+ ? 

Dans«Le Monde selon Jeff Goldblum», comme son nom l’indique, j’y occupe une place essentielle. Quand j’ai rejoint le projet, nous avons fait une séance de brainstorming. Les producteurs m’ont dit : «Prends ton téléphone et enregistre tes réflexions sur n’importe quel sujet. Tout ce qui te passe par la tête !». Nous abordons donc dans cette série des thématiques aussi diverses que les baskets, les jeans, les crèmes glacées, les camping-cars, les vélos, les bijoux, les tatouages, etc. Les producteurs m’ont envoyé aux 4 coins des États-Unis. À présent que nous avons tourné ces 12 épisodes, j’en veux encore !

Chacun des 12 épisodes de la série est consacré à un objet apparemment ordinaire. Quelles découvertes avez-vous faites ?

«Le Monde selon Jeff Goldblum» sort un peu des sentiers battus. On y apprend plein de choses !  Par exemple, je me suis rendu la NASA pour l’épisode consacré aux piscines. Ils ont un laboratoire de flottabilité neutre, un bassin gigantesque qui sert à l’entraînement des astronautes. Ils y ont construit une réplique de la station spatiale internationale, et j’ai rencontré deux femmes qui achevaient leur formation sur deux ans. Je les y ai suivies, je les ai observées et je leur ai parlé. C’était extraordinaire. Autre exemple concret, dans le numéro dédié aux crèmes glacées, nous sommes montés à bord d’un porte-avion, l’USS America, dans lequel ils y organisent des soirées «crèmes glacées» depuis des années. Tous ces hommes et ces femmes se réunissent et mangent des glaces pour… briser la glace, justement, et lutter contre la peur qui les tenaille. Les glaces peuvent rappeler de puissants souvenirs

La manière dont vous vous exprimez est tout-à-fait singulière…

Mes interventions ne sont pas rédigées à l’avance, j’aime la spontanéité. Quand j’étais petit, je me souviens que je n’arrivais pas à parler à table. Cela me frustrait d’autant plus que je m’en sentais tout à fait capable. Vers 10 ans, j’ai commencé à être obsédé par l’idée de devenir acteur. À l’adolescence, c’est ce qui m’a permis d’exprimer ce que je ressentais mais aussi de partir en quête d’authenticité.

Voilà pourquoi vous exercez ce métier depuis des dizaines d’années. Non ?

Je suis devenu acteur parce que je me suis intéressé très tôt à la comédie. Je ne sais pas trop comment. En tout cas, j’ai saisi ma chance, ce qui fait que j’exerce ce métier depuis des dizaines d’années. Ça a nécessairement influé sur l’homme que je suis aujourd’hui. Tous ces rôles, que je prends très au sérieux et qui me demandent un travail acharné, m’ont permis d’être continuellement investi, enflammé, passionné, ouvert, expansif et expressif. J’essaie de maintenir cet intérêt pour le monde qui m’entoure. Quand j’ai tourné avec Wes Anderson («La Vie aquatique», «The Grand Budapest Hotel», «L’Île aux chiens»), j’ai eu la chance d’aller dans plein d’endroits différents. J’ai tourné en Europe, dans d’autres régions du monde, et il y a même des endroits que je n’ai toujours pas visités aux États-Unis. J’ai encore beaucoup de choses à voir dans ce pays, même en Californie, où j’habite. De plus, je ne suis jamais allé en Afrique, ni dans la plupart des pays asiatiques. J’aimerais voir plein de régions du monde. Peut-être dans la deuxième saison de ma série.