Jean-Marc Morandini/ castings controversés : l’enquête ouverte pour «harcèlement sexuel» classée sans suite

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L’enquête ouverte pour «harcèlement sexuel» sur les castings controversés pour une web-série produite par l’animateur Jean-Marc Morandini a été classée sans suite par le parquet de Paris. Le parquet a classé sans suite cette enquête préliminaire également ouverte pour «travail dissimulé», en raison d’«infractions insuffisamment caractérisées», a précisé la source judiciaire.

Cinq jeunes comédiens, dont deux avaient témoigné dans l’hebdomadaire «Les Inrockuptibles» cet été, avaient porté plainte contre l’animateur vedette. Ce dernier reste mis en examen dans une autre affaire, pour «corruption de mineurs aggravée».

L’animateur avait déposé plainte pour «tentative de chantage» à l’encontre d’un des cinq plaignants. Sa plainte a été classée. En juillet, des comédiens avaient raconté dans Les Inrockuptibles les conditions d’un casting et de tournage pour cette web-série comportant des scènes dénudées, «Les Faucons».

Ils accusaient Jean-Marc Morandini d’avoir profité des castings pour les pousser à s’exhiber nus. Selon leur témoignage, une presonne se présentant comme «Catherine» et responsable du casting, leur avait demandé avec insistance par courriel d’envoyer des vidéos d’eux nus, y compris des scènes de masturbation. Les investigations n’ont pas permis de démontrer que les postulants «avaient subi une forme de contrainte, de pression ou de menaces», a dit une source proche du dossier.

Selon cette source, des courriels échangés montrent que les plaignants, majeurs au moment des faits, avaient connaissance des conditions de tournage, impliquant des scènes de nudité, voire de masturbation.

A la suite des révélations des «Inrocks», deux autres plaintes, sans lien avec la web-série, avaient été déposées par deux jeunes hommes, mineurs à l’époque des faits qu’ils dénoncent.

Dans cette autre affaire, Jean-Marc Morandini a été mis en examen le 23 septembre notamment pour «corruption de mineur aggravée». Il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction notamment d’exercer une activité professionnelle en lien avec des mineurs.

En raison de l’affaire, Europe 1 a retiré l’animateur de son antenne. Son arrivée annoncée sur iTELE a déclenché à la mi-octobre une crise ouverte avec la rédaction. Cet élément, ainsi que les critiques de la rédaction sur la gestion du principal actionnaire de la chaîne, Vincent Bolloré, ont conduit à une grève de 31 jours.