Le P.-D.G. de NextRadioTV Alain Weill, en négociations exclusives avec LVMH pour racheter «La Tribune», affirme vendredi à «Libération» vouloir se «donner trois ans maximum» pour redresser le journal, notamment via des «synergies avec BFM ou BFM TV» qui, dit-il, sont «dans l’air du temps». «Quand on nous a présenté le dossier avant l’été, nous étions sceptiques», déclare le candidat à l’acquisition du quotidien économique via son holding personnel, ajoutant: «Je n’avais pas imaginé m’intéresser à la presse, secteur réputé difficile, et qui plus est, à un journal en difficulté». «Après avoir beaucoup travaillé, j’ai jugé jouable de reprendre le titre», poursuit le P.-D.G. de NextRadioTV (RMC-Info, BFM, BFM TV, Groupe Tests), précisant: «nous nous sommes donné trois ans maximum, nous sommes prêts à investir jusqu’à 40 millions d’euros dans sa relance». Ecartant la perspective d’un plan social, il affirme que «les économies seront faites ailleurs». Interrogé sur d’éventuelles «synergies avec BFM ou BFM TV», M. Weill répond que «c’est dans l’air du temps». «Le travail des rédacteurs doit être mutualisé, sur Internet et, pourquoi pas, sur d’autres supports», développe-t-il. «Nous en parlerons avec les journalistes de «La Tribune»», ajoute M. Weill. Invité à préciser son projet de relance pour le quotidien déficitaire de 17 M EUR en 2006, M. Weill indique: «peut-être faut-il creuser la piste des nouvelles technologies». Il affirme avoir «beaucoup d’autres idées, notamment une nouvelle formule pour le deuxième trimestre 2008». Les salariés de «La Tribune» ont voté jeudi une grève reconductible pour protester contre «le simulacre d’information de LVMH», entré la veille en négociation exclusive avec Alain Weill pour lui céder le titre.

































