La TV publique française pourrait ne pas couvrir les JO si Pékin censure

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    Le patron des sports de France Télévisions, Daniel Bilalian, a assuré mardi que le groupe public pourrait «ne pas couvrir» les Jeux Olympiques de Pékin en août si la Chine décidait de «censurer» d’éventuelles manifestations. Lors de la cérémonie d’allumage de la flamme olympique pour les Jeux de Pékin lundi, la télévision chinoise a suspendu brièvement la retransmission et a diffusé des images d’archives au moment où les caméras filmaient des militants de Reporters sans Frontières protestant contre le non respect par la Chine des Droits de l’Homme. «Pour l’instant, nous n’avons pas l’intention de boycotter les Jeux» mais «s’ils sont censurés ou expurgés d’une manière ou d’une autre par les autorités chinoises et que le CIO, ce que je ne crois pas un seul instant, accepte, cela remettrait bien entendu notre position en cause», a déclaré M. Bilalian sur la radio RTL. «A ce moment là, le président de France Télévisions, sans aucun doute je pense, déciderait de ne pas couvrir les JO». «Mais on est loin d’en être là, il faut attendre que les choses avancent», a ajouté le patron des sports du groupe audiovisuel public. Le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge «est en train de régler le problème avec les autorités chinoises et je ne veux pas croire qu’un tel événement peut être annulé», a-t-il précisé. M. Rogge a estimé lundi qu’il ne voyait pas un «élan» se dessiner dans le monde pour un boycott des JO de Pékin. Il a déclaré après les brefs incidents survenus lors de la cérémonie de la flamme des jeux Olympiques de Pékin qu’il était «triste» que de telles manifestations surviennent mais qu’au moins celles-ci étaient «non-violentes». Un militant de Reporters Sans Frontières a déployé une banderole sur laquelle était inscrit «Boycottez le pays qui piétine les droits de l’Homme». Un autre a crié de derrière la tribune officielle «liberté, liberté».