L’Assemblée nationale a adopté, vendredi, dans le cadre du projet de loi sur la réforme de l’audiovisuel, un amendement d’Yves Jégo (Outre-mer) prévoyant de supprimer, à échéance de 2001, la publicité à RFO. Cet amendement doit encore être validé par le vote de l’article phare du texte, supprimant la publicité pour l’ensemble de la télévision publique. Défendu par M. Jégo l’amendement prévoit qu’«au plus tard le 30 novembre 2011, les programmes» de RFO «ne comportent pas de messages publicitaires autres que ceux pour des biens ou services présentés sous leur appellation générique». Deux conditions sont exigées, selon le ministre: l’extinction de la diffusion télévisuelle terrestre analogique et l’existence d’une offre alternative de chaînes terrestres privées diffusées en clair. «Ce n’est pas 450 millions qu’il faut compenser, c’est désormais 468,6 millions», s’est indigné Sandrine Mazetier (PS) en référence à la compensation prévue par l’Etat après la suppression de la publicité sur les chaînes de télé publies. «N’y a-t-il rien de plus urgent à faire avec l’argent public que de le donner à France-Antilles»? a-t-elle lancé à M. Jégo. «C’est 65 emplois qui sont en cause», a tonné Patrick Bloche (PS), invoquant la nécessité d’une «libération des contraintes des marchés, du diktat du capital et du poids de l’audimat» ainsi que la «diversité télévisuelle».