L’avenir de France 4 sera tranché «dans quelques jours», selon la nouvelle ministre de la Culture Roselyne Bachelot

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L’avenir de France 4 sera tranché «dans quelques jours», a assuré jeudi la nouvelle ministre de la Culture Roselyne Bachelot, évoquant la possibilité d’un sursis d’un an pour la chaîne publique censée disparaître début août voire une annulation de sa fermeture. «Est-ce que les missions qui ont été assurées par France 4 peuvent être assurées d’une autre façon? Je n’en suis pas sûre», a-t-elle estimé sur France Inter. «Est-ce que ça implique une prolongation d’un an? Ou est-ce que ça implique de revenir sur l’arrêt de France 4?», s’est-elle interrogée, promettant une «réponse précise (…) dans quelques jours». Le projet de loi de réforme de l’audiovisuel, élaboré par son prédécesseur Franck Riester, prévoyait notamment l’arrêt du signal TNT de France 4 et France Ô le 9 août. Mais le gouvernement a ouvert la porte en avril à un éventuel prolongement de France 4, la chaîne jeunesse de France Télévisions, dont les programmes éducatifs pendant le confinement ont été salués. «Je veux saluer le boulot extraordinaire fait par France 4», a confirmé Roselyne Bachelot. En revanche, concernant France Ô, «je crois que la question est résolue», a-t-elle estimé: «On était arrivé à une sorte de confinement de l’Outremer dans le service public audiovisuel et l’Outremer doit participer à l’ensemble de l’audiovisuel». «La «visibilité des Outre-mer» souhaitée par le gouvernement ne saurait commencer par la fermeture de la chaîne dédiée aux Outre-mer sur la TNT hexagonale», ont fait valoir les syndicats de France Télévisions dans un communiqué. «Visibilité sur l’ensemble des radios et chaînes publiques, exposition dans l’hexagone via France Ô de la production TV du réseau des 1ères, portail numérique des Outre-mer, radio numérique ; ces outils se complètent et aucun n’est superflu», poursuivent-ils.
Interrogée sur l’avenir des autres mesures du projet de loi de réforme de l’audiovisuel, la ministre n’a pas tranché, disant attendre «d’avoir du temps parlementaire». «Le calendrier législatif va complètement être occupé par le plan de relance, je pense que ça va être difficile de trouver du temps», a estimé la ministre. Ce projet prévoit notamment la création d’un nouveau régulateur, l’Arcom (fusion de la Hadopi et du CSA), et doit orchestrer le regroupement de l’audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’Ina) au sein d’une société holding commune, France Médias. Des sources proches du dossier avaient toutefois indiqué à la mi-juin que ce dernier volet, jugé désormais trop lourd et trop coûteux, pourrait être abandonné. Le gouvernement avait indiqué le 17 juin que les vastes dispositions du projet de loi seraient réparties dans plusieurs autres textes, en raison des contraintes liées à l’agenda parlementaire post-Covid.