Le gouvernement bolivien a abrogé 3 décrets «anti-désinformation» controversés

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Le gouvernement bolivien a abrogé jeudi dernier trois décrets controversés limitant la liberté d’expression, après de fortes critiques émanant d’organismes internationaux de défense des droits de l’homme et de la presse locale, a indiqué un ministre. Le pouvoir intérimaire bolivien avait instauré lundi des sanctions pénales allant jusqu’à 10 ans de prison pour toute désinformation sur le coronavirus, une décision qui avait déclenché une vague de protestations des associations de journalistes. «A la demande d’organisations de défense des droits humains et de médias, nous avons abrogé les articles des décrets ayant suscité des préoccupations concernant la liberté de la presse», a indiqué sur son compte Twitter le ministre de l’Intérieur, Arturo Murillo. Ces décrets instauraient des peines d’entre un et dix ans d’emprisonnement contre les personnes qui «diffusent sous forme écrite, imprimée, artistique et/ou sous une autre forme une information qui met en danger ou affecte la santé publique, créant l’incertitude parmi la population». La décision du gouvernement bolivien a été prise après une intervention notamment de la commission des Nations unies pour les droits de l’Homme qui avait jugé cette réglementation «excessive».