Le gouvernement précise la définition du mot «fibre»

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Le gouvernement a publié vendredi au Journal officiel un arrêté précisant la définition du mot «fibre», qui impose à un fournisseur d’accès à internet ne proposant pas une liaison fibre de bout en bout à l’indiquer clairement dans sa communication. L’opérateur devra préciser si le branchement chez l’abonné se termine avec une autre technologie que la fibre optique –câble ou cuivre–, «dans des conditions d’audibilité et de lisibilité au moins égales, notamment en termes de volume sonore, de taille de caractère et de couleur» dans tout message publicitaire ou document commercial, en ajoutant «sauf raccordement au domicile». Sur les supports visuels, il devra en outre préciser clairement «le raccordement du domicile n’est pas en fibre optique mais en»… et en indiquer la nature. Le décret va concrètement obliger l’opérateur SFR, qui commercialise une fibre qui va jusqu’au pied de l’immeuble,à revoir sa communication. SFR était régulièrement montré du doigt par ses concurrents Orange et Free, qui installent leur fibre optique jusque chez l’abonné, leur offrant un débit supérieur. «Ce qui est visé, c’est de bien préciser, quand on parle de fibre, ou fibre optique. Il s’agit de bien différencier des cas dans lesquels le service est fourni par un réseau de fibre optique de bout en bout, et des cas où le service est fourni par un réseau qui présente de la fibre et une terminaison qui est en autre chose», câble ou cuivre, a-t-on résumé dans l’entourage du ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui est à l’origine du décret. «A la fin, on finit effectivement par fournir un service de très haut débit au consommateur, mais s’agissant de l’usage du terme fibre optique, il nous paraissait utile –et c’était aussi une demande relayée par les associations de consommateurs– de clarifier la technologie utilisée», a-t-on ajouté.