Le journal de France 3 perturbé par une journée d’action

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    Le journal de la rédaction nationale de France 3 n’a pu être diffusé à la mi-journée à la suite d’un appel intersyndical à une journée de grève et d’action de 24 heures. La chaîne a diffusé deux fois de suite, de 12h00 à 12h30, puis de 12h30 à 13h00, l’édition régionale du journal. Une centaine de manifestants, essentiellement des techniciens venus des bureaux de France 3 en régions, ont envahi le siège de France Télévisions et pris position le long des coursives qui entourent le hall central du bâtiment à Paris. Une vingtaine d’entre eux, assis à l’entrée du studio de France 3, ont empêché l’enregistrement du journal, tandis qu’une délégation était reçue par le président de France Télévisions Patrick de Carolis. Ce dernier, qui présidait un comité central d’entreprise consacré au contrat d’objectifs et de moyens (COM) conclu avec l’Etat, a suspendu la réunion du comité pour recevoir la délégation. Les manifestants, qui ont le soutien des syndicats SNRT-CGT, SNJ-CGT, CFDT, CFTC et SUD, demandent notamment le retrait d’un projet de la direction de France 3, qui menace, selon eux, l’avenir de la filière production de la chaîne et met «en danger» l’industrie des programmes. Selon un communiqué intersyndical, sous la direction de la directrice actuelle de France 3 Geneviève Giard, le déficit de cette filière, qui emploie 400 personnes, s’est accru, passant de 1,6 million d’euros à 3,7 millions d’euros en 2006. Les manifestants, utilisant des sifflets et des cornes de brume, portaient des T-shirt «Sauvons la prod» et ont déployé dans le hall de France Télévisions des banderoles avec ce slogan.Selon la direction de France Télévisions, «la direction ne compte ni retirer, ni suspendre le repositionnement de la filière de production de France 3 au sein du groupe France Télévisions», mais «elle est prête à chercher, dans le cadre de cette réforme, la voie de toutes les améliorations possibles, région par région».