Le groupe de presse Philadelphia Newspapers s’est placé sous la protection de la loi sur les faillites (chapitre 11) dans l’espoir restructurer sa dette, a annoncé dimanche soir le principal titre du groupe et plus grand quotidien de Pennsylvanie (est), le «Philadelphia Inquirer». «Cette restructuration porte uniquement sur notre dette, pas nos opérations», a déclaré le patron du groupe Brian Tierner, cité par le quotidien, assurant que «les opérations sont saines et profitables. Le groupe Philadelphia Newspapers, qui comprend également le «Philadelphia Daily News», entre autres, avait été racheté en 2006 par un groupe d’investisseurs de la région pour 562 millions de dollars, mais a accumulé 390 millions de dollars de dette. Le groupe, dont la faillite intervient quelques jours seulement après celle d’un groupe rassemblant 200 titres régionaux, le «Journal Register», a mis ses difficultés sur le compte de la chute des revenus publicitaires, de la hausse des coûts d’impression et de la fuite du lectorat vers l’Internet. Ces mêmes facteurs ont également conduit au dépôt de bilan en décembre le groupe Tribune, le deuxième plus grand groupe de presse du pays, propriétaire notamment des prestigieux «Los Angeles Times» et «Chicago Tribune», ainsi que, plus récemment, le «Minneapolis Star Tribune». «Le New York Times», qui a vu son bénéfice fondre de 48% au quatrième trimestre 2008 en raison d’une chute des revenus publicitaires qui a gagné l’Internet, a annoncé la semaine dernière qu’il suspendait le versement de son dividende pour préserver ses liquidités.