NRJ 12 : un «accident industriel»

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Le président du groupe NRJ Group, Jean-Paul Baudecroux, a déclaré vendredi au Figaro que sa chaîne NRJ 12 avait subi «un accident industriel», après l’annonce mercredi d’un déficit accru de 50% en 2015 pour son pôle télé, à 37 millions d’euros. Evoquant la relance ratée de NRJ 12 en septembre, il a estimé qu’il y avait eu des «erreurs éditoriales». Selon Le Figaro, le groupe a investi «entre 50 et 70 millions d’euros» à la rentrée pour faire venir des animateurs stars comme Benjamin Castaldi ou Valérie Damidot. Depuis la chaîne a rompu son contrat avec Benjamin Castaldi. Après dix ans d’existence, NRJ 12 plafonne à 1,6-1,8% d’audience, n’a jamais gagné d’argent et peine à trouver son positionnement. NRJ a renoncé à son objectif d’un retour à l’équilibre de son pôle TV en 2017. En revanche Chérie 25, l’autre chaîne du groupe, a atteint 0,7% de part d’audience en 2015 contre 0,3% l’année précédente. Mais elle est retombée à 0,4% en février. Avec une dizaine de nouveautés, et une hausse de 30% du coût de sa grille, NRJ 12 a voulu prendre un virage plus généraliste, mais plusieurs programmes ont fait un flop. Son audience a reculé en février à 1,6%, contre 1,8% en moyenne en 2015 et 1,9% en 2014. En octobre, la chaîne a stoppé net «L’Académie des Neuf», animée par Benjamin Castaldi, la reprise d’un jeu des années 80 qui attirait moins de 1% des téléspectateurs. Dans la foulée, elle a supprimé le docu-réalité avec des seniors («Coup de jeune à Vegas: Les Ieuvs font leur show») qui passait à 17H25, une semaine seulement après son démarrage. En novembre, c’était au tour du «Daily Mag», animé par Karima Charni, programmé à 17 heures, puis arrêté faute d’audience. Fin novembre, la chaîne a également déprogrammé après seulement quatre numéros «Face à France», un talk-show en direct animé chaque mardi soir par Jean-Marc Morandini.