«Pas de panique», une comédie réussie sur la phobie (diffusion le 2 mai à 20h50 sur France 2)

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    «Pas de panique», comédie psychologique diffusée sur France 2, aborde avec finesse le thème de la phobie à travers l’histoire d’un jeune trentenaire en proie à une peur panique des responsabilités et qui entreprend une thérapie de groupe pour soigner sa maladie. Ludovic Chambercy, 32 ans, interprété par Frédéric Diefenthal, a tout pour être heureux: il va se marier avec Virginie (Julie Judd) et son père (Roland Giraud), directeur d’un grand magasin, s’apprête à lui passer les rênes de l’entreprise familiale. Le jeune héritier souffre pourtant d’hypégiaphobie, la phobie des responsabilités. Le mal, enfoui depuis des années, se révèle le jour où son père lui annonce sa succession devant les actionnaires des Galeries Chambercy. Au pied du mur, Ludovic s’évanouit. Avant chaque rendez-vous professionnel crucial, les mêmes symptômes reprennent: vertiges, panique attaque, comme s’il était «arrêté sur un passage à niveau avec sa voiture et qu’un train arrivait». A bout, il se laisse convaincre, sans trop y croire, de faire une thérapie cognitive de groupe menée par un psychiatre (Pierre Banderet) opiniâtre. Il y rencontre Léon (Jean-Pierre Gos), un brocanteur phobique du désordre, Clémence (Gaëla Le Devehat), terrorisée par la solitude, et Margaux (Natacha Koutchoumov), une jeune femme timide qui souffre d’haptophobie, la peur du toucher. Au fil des séances, Ludovic trouve un début d’explication dans ses rapports avec son père, à qui il voue une admiration maladive. Mais ni son père, ni sa fiancée, personnages psychorigides, ne comprendront. «Le père et la fiancée sont à mes yeux plus malades que les phobiques, parce qu’ils ne se rendent pas compte de leurs névroses», explique le réalisateur et co-scénariste, Denis Rabaglia. La fiction, déjà diffusée sur la Télévision suisse romande, a été réalisée sur la base d’un scénario original d’Olivier Chiacchiari «qui souffre lui-même de phobie», confie-t-il. «J’ai senti qu’il savait de quoi il parlait. Le scénario aborde avec réalisme cette maladie complexe dont on ne guérit pas vraiment: la thérapie comportementale aide simplement à contrôler sa peur», ajoute t’il. L’équipe du film s’est également fondée sur les ouvrages du psychiatre Christophe André, spécialiste des troubles anxieux et phobiques qui évalue à 30% le pourcentage de la population touché par ces maux, à des degrés plus ou moins graves.