Producteurs, attachés de presse: les métiers de l’ombre ne veulent pas le rester pendant la crise sanitaire

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Les métiers de l’ombre ne veulent pas le rester pendant la crise sanitaire: après les artistes et les intermittents, ce sont les producteurs, attachés de presse, régisseurs et autres travailleurs indépendants de la culture qui appellent le gouvernement à l’aide. «Nous sommes les artisans qualifiés qui soutenons, accompagnons, gérons les spectacles vivants, les évènements, les divertissements, les festivals» tous à l’arrêt depuis la mi-mars en raison de l’épidémie du Covid-19 et non concernés par le début du déconfinement lundi, rappelle le collectif «Les Artisans du spectacle», créé il y a quelques jours. Dans un communiqué, le collectif affirme que les annonces du président Emmanuel Macron mercredi dernier, notamment «l’année blanche» en faveur des intermittents, «vont dans le bon sens» mais regrette qu’elles ne concernent pas «toute la profession». Parmi ces travailleurs, chiffré par le collectif à 1,3 million de personnes, se trouvent, entre autres, des régisseurs, directeurs de production, décorateurs, habilleurs et maquilleurs. «Seuls 270.000 d’entre nous ont droit au régime de l’intermittence», précise le communiqué. «Nous sommes dans l’ombre, aidez-nous à remettre la lumière», plaident-ils. Ils demandent notamment «une aide pour les travailleurs non-salariés» qui «serait indexée et plafonnée sur un principe similaire à l’activité partielle» et jusqu’à août 2021, une «exonération totale des charges sociales patronales» et celles des dirigeants salariés et non-salariés jusqu’en 2021. Le communiqué demande également une «révision des conditions d’éligibilité au fonds de soutien» et une «prolongation des droits» jusqu’à août 2021 pour les salariés en contrat court comme les cuisiniers, chauffeurs ou agents de sécurité.