S. ROTENBERG (Animateur/Producteur) : «Il y a une énorme pression sur «Pékin Express»»

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Programme estival d’M6, la 12ème saison de «Pékin Express» (Label Aventure) démarre le 18 juillet en Prime Time. Rencontre avec le directeur de la course, qui est également l’animateur historique de ce road-trip télévisé, Stéphane Rotenberg. Il revient sur le barnum qu’engendre cette production.

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Après une dernière saison record sur les FRDA<50 ans (28%), que vous inspire la 12ème saison de «Pékin Express» en Amérique Centrale ?

Stéphane ROTENBERG

C’est toujours extrêmement galvanisant de découvrir des routes inédites. Du Guatemala au Costa Rica en passant par la Colombie, on en prend plein les yeux. Chaque année, le casting de candidats a une couleur un peu différente : ce sont à la fois des compétiteurs mais aussi des participants ayant beaucoup d’autodérision. Plus de 44.000 dossiers ont été soumis cette année (contre 30.000 la saison dernière). Avoir des participants qui viennent à la fois vivre une expérience et rigoler par la même occasion, c’est très agréable. Car il faut le dire, il y a une énorme pression sur «Pékin Express». C’est un programme très difficile à produire avec 120 personnes à gérer sur le tournage. C’est compliqué et parfois assez dangereux. On en bave mais on s’amuse bien. Nous le devons aux candidats qui mettent du cœur à l’ouvrage. Parmi les centaines d’heures de rush que nous tournons, on en garde à peine 1,5%. 

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Pourquoi parlez-vous de pression sur le tournage ?

Stéphane ROTENBERG

L’extrême complexité de «Pékin Express», c’est le fait que nous soyons très nombreux sur le tournage. Des émissions itinérantes comme «Échappées Belles» tablent sur 10 à 15 personnes. Nous, on avance à 120. C’est une sorte de caravane folle, un barnum sans possibilités de nous arrêter ailleurs que ce qui a été prévu. Cependant, la production est obligée d’imaginer ce que les participants seront capables de faire comme trajets.

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Quelle est la sécurité mise en place à l’autre bout du monde ?

Stéphane ROTENBERG

Nous surprotégeons le tournage. La sécurité médicale a pris des proportions incroyables. Nous avons un hélicoptère en stand-by. On réalise en amont un audit médical de la route. Nous faisons en réalité une succession de boucles sur le parcours pour être rapide en cas d’intervention. Notre équipe est toujours à moins de 2 heures d’un hôpital. Ce sont les contraintes que nous nous sommes fixées pour mille raisons. 

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Les mesures de sécurité se sont-elles renforcées en 10 ans ?

Stéphane ROTENBERG

Non, c’est vraiment très variable. Au Costa Rica, nous avions une structure de sécurité classique. Au Guatemala, elle était un peu plus costaude, tandis qu’en Colombie elle était sensiblement plus importante. A cet égard, nous dépêchons un garde du corps par binôme. Les locaux nous disent que cette protection sert davantage à protéger notre matériel comme les caméras.