SFR Distribution s’élève contre les licenciements «arbitraires»

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L’intersyndicale de SFR Distribution s’est élevée jeudi contre les licenciements «arbitraires», selon elle, de deux salariés, dénonçant une «pratique dictatoriale» liée à un actionnaire du groupe de télécoms, la direction faisant part de son côté de licenciements «pour faute». Les deux salariés en question travaillaient l’un à la boutique SFR de Montesson (Yvelines), l’autre comme responsable point de vente à Paris.

Dans un communiqué, l’intersyndicale CFTC, CFE-CGC, CGT, Unsa et CFDT écrit que le premier a été «viré pour avoir refusé de faire des photocopies pour les amis de la soeur de notre actionnaire», le second pour «avoir travaillé avec une cooptée de notre actionnaire». L’actionnaire cité est également dirigeant du groupe de télécoms et de médias, a indiqué l’Unsa. Selon l’intersyndicale, le vendeur de Montesson avait été sommé par «la soeur de l’actionnaire» de lui «photocopier son avis d’imposition», ce qu’il a fait, avant de refuser de faire de même pour ses amis. Elle l’aurait alors «menacé de lui faire perdre son emploi». Il a été convoqué peu après à un entretien préalable à licenciement et licencié pour «manque de respect à une collaboratrice», malgré plusieurs attestations en sa faveur des «clients et vendeurs présents». Quant au responsable point de vente à Paris, on lui a notamment reproché son «dress-code» mais, «en réalité», son licenciement a été «orchestré par une proche de la famille de notre actionnaire travaillant» dans le même magasin, accuse l’intersyndicale. Et en dépit de «17 attestations» en sa faveur. «Cette personne ne s’entendait pas avec lui», selon l’Unsa. Interrogée, la direction de SFR a confirmé les licenciements mais souligné que les «deux collaborateurs ont été licenciés pour faute». Elle a évoqué notamment des «comportements non compatibles avec les valeurs de l’entreprise».

«Pendant» qu’Altice annonce la vente partielle des pylônes de son réseau mobile pour 2,5 milliards d’euros, ««la famille» continue de faire régner la terreur au mépris des lois les plus élémentaires (…) C’est le règne du népotisme et du prince tout-puissant!», a commenté la CFDT. L’un des salariés concernés a indiqué que son avocate avait adressé un courrier à l’entreprise pour contester son licenciement, première étape avant de saisir les prud’hommes.