L’agent immobilier Stéphane Plaza a été condamné vendredi en appel à 18 mois d’emprisonnement avec sursis pour violences conjugales entre 2018 et 2022 sur deux anciennes compagnes, une peine alourdie par rapport au jugement en première instance. M. Plaza, 56 ans, n’a fait aucune déclaration après le prononcé de l’arrêt. Ses avocats, Mes Julien Roelens et Antonin Gravelin, ont indiqué qu’ils allaient former un pourvoi en cassation, dénonçant une « motivation erronée et contradictoire » de la cour et déplorant « l’incapacité de l’institution judiciaire à douter des accusations portées contre des justiciables en matière de violences conjugales ». La sentence de la cour d’appel, qui a assuré à l’animateur qu’elle l’avait jugé « comme n’importe quel justiciable », a en effet pu apparaître comme inattendue. Non seulement elle a alourdi la peine d’un an d’emprisonnement avec sursis prononcée par le tribunal correctionnel un an et demi plus tôt, mais elle n’a pas suivi les réquisitions du parquet général réclamant la relaxe dans l’un des deux dossiers. Lors du procès en appel, en juin, la première plaignante, Amandine, avait décrit et mimé un épisode de violences au cours duquel un de ses doigts avait été fracturé et deux autres luxés. Stéphane Plaza avait expliqué qu’il n’avait voulu que « déplacer » sa compagne de devant la porte d’entrée pour quitter l’appartement, ce qui avait provoqué, selon lui, « l’accident ». Concernant la seconde plaignante, prénommée Paola, le tribunal correctionnel avait estimé que, sans « remettre en cause sa parole », les violences dont elles se prévalaient reposaient majoritairement « sur ses déclarations » et ne pouvaient faire l’objet d’une déclaration de culpabilité. C’est le même raisonnement qu’avait tenu l’accusation lors du procès en appel, considérant que les éléments n’étaient « pas suffisants ». Les juges se sont au contraire voulus implacables: « Il n’y a aucun élément dans le dossier qui permette de penser que ces deux femmes étaient sujettes à l’affabulation », a souligné la présidente de la cour lors de la lecture de la décision, relevant n’avoir « trouvé dans le dossier un début de commencement de preuve qu’elles auraient pu s’entendre ou qu’elles aient fomenté une vengeance ». « Parallèlement, vos déclarations avaient été parfois évolutives, parfois mensongères et parfois en contradiction avec les éléments de l’enquête », a encore fait valoir la magistrate à Stéphane Plaza. Il a été condamné à verser respectivement 8.000 euros et 4.000 euros de dommages et intérêts à Amandine et Paola.




































