«We are Lady Parts», la série britannique qui démonte les clichés avec humour et irrévérence

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Couronnée de succès Outre-Manche, la série britannique «We are Lady Parts» démonte les clichés avec humour et irrévérence sur l’islam, l’amour, l’identité culturelle, le féminisme, le punk… Elle sera disponible à partir de mercredi sur la plateforme de streaming BrutX. 

Amina (Anjana Vasan), 26 ans, réservée, doctorante en microbiologie, cherche l’âme soeur sur une application de rencontres pour musulmans. Jusqu’à ce que sa vie rangée bascule avec le groupe punk «Lady Parts», composée de quatre jeunes musulmanes féministes qui veulent la recruter comme guitariste. La jeune femme conventionnelle évoluera au contact d’Ayesha (Juliette Motamed), conductrice Uber revêche; de Bisma (Faith Omole), créatrice d’une BD féministe; de Saira (Sarah Kameela Impey), apprentie bouchère dure à cuire et de l’énigmatique Momtaz (Lucie Shorthouse), manager du groupe, rouleuse de joints et vendeuse de lingerie. 

La série (6 épisodes de 24 minutes) a crée l’événement lors de sa diffusion au Royaume-Uni sur Channel 4 par son ton décapant et son regard inédit sur les jeunes femmes musulmanes. Elle a également été récompensée par le jury étudiant du festival Séries Mania, à Lille début septembre. «Ce qui m’a donné envie de raconter l’histoire de cette manière c’est que je ne voyais pas vraiment le genre de représentation, en particulier des femmes musulmanes, qui reflétait les femmes que je connaissais», explique Nida Manzoor, créatrice et réalisatrice de la série, dans le dossier de presse. «On ne racontait pas d’histoires comiques à propos de ces femmes» et les histoires à leur propos «étaient toujours traitées avec beaucoup de sérieux, de gravité, comme s’il n’y avait pas de joie dans leur vie», ajoute-t-elle. 

Participant au rythme enlevé du récit, la bande-son de la série mêle tubes anglo-saxons et chansons originales de «Lady Parts», co-écrites par Nida Manzoor et sa famille. «Avec mes frères, ma soeur et mon beau-frère, on s’est réunis et on a écrit toutes les musiques originales», raconte-t-elle. 

Parmi elles, «Voldemort under my headscarf» («Voldemort sous mon voile, en référence au méchant de la saga Harry Potter), titre avec lequel l’autrice pointe le fait que «parfois les musulmans en général, ou les femmes musulmanes peuvent être traités comme cette chose qu’il faut craindre, quelque chose d’effrayant». Ou encore «Fish and chips», chanson préférée des actrices de la série, qui évoque le mouvement de balancier pour ceux ayant une double culture.