Le passage à la télé tout numérique a débuté mercredi à Coulommiers (Seine-et-Marne), prélude à sa généralisation à l’ensemble du territoire français d’ici fin 2011, ont annoncé les ministres Christine Albanel et Nathalie Kosciusko-Morizet. Le signal analogique, un mode de diffusion aussi vieux que la télévision elle-même, a été éteint et remplacé par un signal numérique peu avant 18h45 pour une zone de 7 600 foyers installés à Coulommiers et dans neuf communes voisines. «C’est la 1ère étape de la révolution numérique», a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat au Développement de l’économie numérique, avant de procéder, avec Christine Albanel, au basculement de signal. Le passage au numérique permet de diffuser beaucoup plus de chaînes qu’en analogique, et améliore aussi la qualité de l’image. Il implique en revanche l’installation d’un boîtier spécifique – intégré dans les postes de télévision vendus depuis mars 2008 -, quelques réglages sur le poste télé et, dans le cas d’un immeuble, une adaption de l’antenne collective. Le basculement d’un mode de signal à un autre a été effectué sur l’émetteur des Parrichets, qui couvre environ la moitié des foyers de Coulommiers et des 9 communes voisines. Le reste de cette zone, desservi par l’émetteur de la Tour Eiffel et par celui de Reims, demeure en mode analogique. Une 2ème opération-pilote doit être menée au printemps prochain à Kaysersberg (Haut-Rhin), une commune frontalière avec l’Allemagne, qui pose par conséquent des questions d’ajustement de fréquences entre les 2 pays.



































